Les polémiques liées aux impayés des joueurs et staffs au sein de l’équipe nationale malgache, continuent d’alimenter les débats. Et pour l’ancien international malgache, Carolus Andriamahitsinoro, « L’argent ne doit pas servir d’excuse pour justifier les mauvais résultats ».
Figure respectée du football malgache, l’ancien attaquant des Barea a fait savoir que cette situation ne date pas d’hier. Selon lui, les générations précédentes ont également subi des retards de paiement sans que cela ne devienne pour autant un sujet récurrent. Pour Carolus, il serait donc réducteur d’attribuer les contre-performances actuelles des Barea, à cette seule problématique financière.
Son constat est sans détour. Sur le terrain, seul le résultat compte. Lorsque les victoires s’enchaînent, les difficultés administratives et financières ne sont généralement pas évoquées. Mais dès que l’équipe nationale connait un passage à vide, les dossiers sensibles ressurgissent et occupent le devant de la scène.
L’ancien Barea parle d’ailleurs en connaissance de cause. Il affirme avoir lui-même vécu des situations similaires durant sa carrière internationale, avec des indemnités qui tardaient à être versées. Pourtant, il avait choisi de ne pas faire de ces retards un sujet de revendication publique. La priorité demeurait alors la défense du maillot national et la recherche de résultats pour Madagascar.
« Mouller le maillot »
À travers son intervention, c’est une véritable profession de foi patriotique que livre l’ancien international. Carolus rappelle l’importance de « mouiller le maillot » et de jouer d’abord pour l’écusson. Pour lui, porter les couleurs nationales doit reposer avant tout sur l’amour de la patrie et la fierté de représenter tout un peuple.
Dans son discours, il n’élude pas la question financière. Il reconnaît que les joueurs, les entraîneurs et les membres du staff ont pleinement droit à leurs rémunérations et à leurs remboursements. Mais il souligne que la sélection nationale ne doit jamais être perçue comme une source principale de revenus. Etre un Barea est un honneur, une responsabilité qu’un simple engagement professionnel.
Carolus veut aussi envoyer un message à la jeune génération. Alors que de nombreux joueurs évoluant dans le championnat local, rêvent d’enfiler le maillot national, il rappelle que l’équipe de Madagascar demeure une vitrine exceptionnelle et un symbole fort d’appartenance nationale.
Sans vouloir accuser qui que ce soit, ni minimiser les conséquences de la situation, l’ancien international recentre ainsi le débat sur l’essentiel. Si les obligations de l’État et des responsables du football malgache doivent être respectées, les valeurs morales qui doivent guider les Barea, selon lui, sont le sacrifice, la solidarité et le patriotisme. Un message qui résonne avec forces à l’heure où la sélection traverse une zone de turbulences.
Naisa





