La 9e édition du Festival du film européen s’est ouverte jeudi au Cinépax Madagascar, avec la projection de « Sirat », en présence de son réalisateur, Oliver Laxe. Le ministre de la Communication et de la culture et ministre du Tourisme et de l’artisanat ont également honoré l’événement de leur présence. Au-delà des écrans, le festival met en avant le cinéma comme un espace de rencontre, de découverte et de dialogue entre les cultures.
« Un film est une rencontre, une émotion, une surprise et parfois un choc », souligne Roland Kobia, ambassadeur de l’Union européenne à Madagascar. Pour lui, le cinéma ne se limite pas au temps passé dans une salle obscure : les histoires, les images et les musiques continuent de vivre en chacun au quotidien, tel un dialogue intime avec soi-même. A travers ce festival annuel, l’UE entend également renforcer les liens culturels entre Madagascar et l’Europe. L’entrée libre permet au public de découvrir cette diversité de regards et de récits.
Présent à cette ouverture, Oliver Laxe, réalisateur, scénariste et producteur, a notamment évoqué les ressemblances entre les Malgaches et les Espagnols, qui, selon lui, ne savent pas toujours mettre en valeur leurs talents. Il a insisté sur l’importance de créer un environnement favorable à l’émergence des artistes, notamment grâce aux écoles et aux mécanismes de soutien. « Il y a un talent énorme », affirme à propos de Madagascar. « Je remercie aussi l’Union européenne d’avoir soutenu un artiste en voie de disparition, comme moi », ajoute-t-il.
Cette édition fait également écho au parcours de cinéastes malgaches comme Luck Razanajaona, réalisateur de « Disco Afrika. Une histoire malgache », et Franco Clerc, réalisateur de « Mandrakizay Doria », dont les œuvres contribuent à faire connaître le cinéma malgache hors des frontières. Les initiatives rappellent que le septième art peut faire circuler les histoires, rapprocher les publics et donner une visibilité aux créations locales.
Holy Danielle





