Corruption électorale: transparency International dénonce les dérives du système

La corruption électorale, les abus de pouvoir et le manque de transparence dans le financement des campagnes figurent parmi les principales dérives dé­noncées par Transparency Inter­national – Initiative Ma­dagas­car. Lors d’une conférence-débat organisée le 27 octobre à Ankorondrano, l’organisation a appelé à des réformes pour briser le cycle de la captation de l’Etat et promouvoir une gouvernance au service de l’intérêt général.
La lutte contre la corruption et la capture de l’Etat a été au centre des échanges organisés par Transparency International – Initiative Ma­dagascar, ce mardi 27 octobre, au Novotel d’Alarobia. La rencontre, consacrée à la situation nationale, a permis de mettre en lumière plusieurs pratiques qui fragilisent la gouvernance publi­que et l’équité démocratique à Madagascar. « Opportunités et progrès pour Madagascar : briser le cycle de la capture de l’Etat » : tel est le thème mis en avant lors de cette conférence-débat.
Plusieurs pratiques ont été dénoncées, notamment la distribution d’argent, de matériels ou de denrées alimentaires aux électeurs, l’utilisation de fonctionnaires pour faire campagne et les décisions administratives favorisant les candidats soutenus par le pouvoir.
Le manque de transparence dans le financement des campagnes électorales constitue également une préoccupation. Ces pratiques risquent de compromettre l’égalité entre les candidats et de fragiliser la confiance dans le processus électoral.
L’organisation a aussi attiré l’attention sur les abus de pouvoir de certains responsables publics, qui peuvent chercher à obtenir des avantages personnels ou à favoriser certains opérateurs économiques.

Des réformes réclamées

Face à ces problèmes, Transparency International – Initiative Madagascar a proposé plusieurs mesures au gouvernement et au Parlement. Elle recommande notamment de mieux contrôler le financement des campagnes électorales, d’identifier l’origine des fonds utilisés par les candidats et d’encadrer leurs dépenses.
L’organisation souhaite également encourager la participation des femmes à la vie politique et renforcer les mécanismes de contrôle pour lutter contre le favoritisme au sein de l’administration publique. L’objectif est de garantir une gestion transparente des affaires publiques et de mettre les institutions au service de l’intérêt général.

N.A

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