Avec l’appui du projet GEF6-AMP, mis en œuvre par le ministère de l’Environnement et du développement durable (Medd), les femmes de l’association communautaire de base «Taratra» ou «Vondron’olona ifotony (VOI)» du fokontany Anorontsangana, de la commune du même nom dans le district d’Ambanja (Diana), se sont mobilisées la semaine passée afin de restaurer 28 hectares de mangroves dégradés de l’Aire protégée d’Ampasindava ainsi que la biodiversité qui est associée. L’initiative a été accompagnée par l’application d’un «Dina» local, une convention communautaire fixant les règles d’usage dans l’exploitation des ressources des mangroves.
Dans cette optique, un plan stratégique de suivi et de contrôle a été mis en place afin de mieux cadrer l’activité des pêcheurs migrants intervenant dans la zone. Dans la foulée, ces femmes ont également bénéficié d’un renforcement de capacités en suivi écologique participatif, ce qui leur permet de mesurer elles-mêmes l’évolution des écosystèmes qu’elles protègent.
Pour rappel, l’association communautaire «Taratra» a été créée en septembre 2011 afin d’assurer la gestion des ressources naturelles transférées par l’État dans cette zone. Elle permet ainsi aux ménages impliqués de tirer des revenus d’activités durables, tout en engageant activement les femmes dans la préservation des ressources naturelles. Une dynamique que le projet GEF6-AMP accompagne dans le dessein d’offrir aux femmes l’opportunité de s’engager activement dans la gestion durable des ressources locales.
Recueillis par Sera R.





