Les évènements s’enchaînent quelques mois avant les échéances électorales. Partis politiques et société civile multiplient les échanges et partagent leurs appréhensions quant au déroulement du processus. Hier encore, la révision de la loi organique relative au régime général des élections et référendums, a été soulevée.
Des organisations de la société civile et des partis politiques se sont réunis depuis mercredi jusqu’à hier à Antaninarenina en vue d’une stratégie pré-électorale de mise en réseaux des observateurs électoraux et autres acteurs concernés. Cette initiative a bénéficié du soutien de la Fondation Friedrich Ebert (FES) et de l’Union européenne. A l’issue de cette rencontre, 11 partis politiques dont l’APM, le MMM, le MTS ou encore l’Otrikafo, ainsi que 14 organisations de la société civile, dont le CCOC, Liberty 32, Safidy ou encore le KMF/Cnoe, ont signé un communiqué conjoint.
A l’unanimité, les participants ont demandé la révision du texte sur le régime général des élections et des référendums. Une proposition de loi sera présentée à l’Assemblée nationale dès la prochaine session parlementaire ordinaire au mois de mai, bien que les élections soient prévues pendant les mois de novembre et décembre.
Des interrogations ont été soulevées au sujet de l’inertie de certains partis politiques ayant des parlementaires élus, mais qui n’ont jamais émis une proposition. «Nous avons déjà évoqué le problème mais l’initiative revient aux députés», a indiqué le MMM pour sa défense.
La révision du texte insiste alors sur la limitation des fonds de campagne et au renforcement de la transparence à travers le contrôle de la Commission de contrôle des financements de la vie politique (CCFVP), l’égalité de chance des candidats ou encore la garantie de la neutralité de l’Administration.
T.N