Tentative d’évasion à la prison d’Androy ; deux agents pénitentiaires et trois détenus blessés

Les responsables de la maison centrale d’Ambovombe Androy ont déjoué une tentative d’évasion, hier après-midi. Selon le directeur régional de l’administration pénitentiaire (DRAP) Androy, Gabriel Liva Franco Randrianasandratra, 10 détenus ont essayé de s’échapper. Il n’y a aucun décès comme l’ont véhiculé les Facebookers.

Les coups de feu ont retenti à la prison. Se­lon le DRAP Androy, «les détenus ont profité de l’entrée de leur nourriture et la construction de la guérite pour se mettre devant le portail. Au cours leur tentative, ils ont blessé deux agents pénitentiaires dont le chef de poste avec des ferrailles.»
Trois détenus dénommés «sécurité dynamique» (qui aident les agents pénitentiaires à faire entrer la nourriture des détenus) ont voulu secourir les agents mais en vain. Ayant essayé de barrer le portail, ils ont été blessés à leur tour.

Gendarmes et policiers mobilisés
Huit fugitifs ont été rattrapés au troisième portail. Les agents les ont arrêtés avant qu’ils ne franchissent le quatrième portail menant tout droit vers le mur de la prison. Les deux autres sont parvenus à grimper l’échafaudage de la guérite en cours de construction pour quitter les lieux. Mais à peine sortis, ils ont été rattrapés grâce à la mobilisation de toutes les forces de sécurité.
Les agents pénitentiaires ont émis des coups de feu entretemps pour sommer les détenus. Les éléments de la gendarmerie à quelques mè­tres de la prison et ceux de la police nationale, se sont immédiatement rendus sur les lieux pour secourir leurs homologues. Les gendarmes continuent encore à renforcer la sécurisation de la maison centrale, a précisé le commandant de groupement de gendarmerie An­droy. L’ordre public a été rétabli.
A noter que le Pnud finance le projet de renforcement du mur de la prison. Avant 2013, ce n’était qu’une maison de sûreté dont la sécurisation était fragile. Doréna­vant, elle est devenue une maison centrale, surtout après la mise en place du tribunal de première instance Ambovombe, a-t-on appris. Depuis, des condamnés à des peines afflictives et infamantes (peines relatives aux crimes) y sont incarcérés.

Felana Michelle

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