La Direction des archives nationales de Madagascar s’est fixée comme l’un des plus grands chantiers, la numérisation des archives royales (1824 – 1897) inscrites le 31 juillet 2009 au registre international « Mémoire du monde » de l’Unesco.
« Les archives royales constituent le plus ancien patrimoine documentaire conservé dans nos locaux. Compte tenu de la vétusté et des risques de dégradation de ces précieux manuscrits, nous avons effectué une opération de numérisation. Un échantillon des archives du Premier ministre Rainilaiarivony (1864-1895) est déjà accessible aujourd’hui sur la plateforme en ligne d’Endangered archives programme », a annoncé, hier, la Direction des archives nationales de Madagascar, qui a effectué une visite guidée de ce haut lieu du patrimoine documentaire, à l’occasion des 14 ans de l’inscription des archives royales au Registre international Mémoire du monde.
Les archives en question couvrent des domaines variés tels que les états civils sous la monarchie, les finances, la justice, l’enseignement, les travaux publics, les industries et mines, les relations diplomatiques, la correspondance et les écrits locaux.
Sous l’impulsion de la Commission nationale malgache pour l’Unesco et l’appui de l’Unesco, le Comité national malgache Mémoire du monde a été mis en place en septembre 2021, avec 20 institutions issues des quatre coins de la Grande île. Sa mission fondatrice s’articule notamment autour de l’identification du patrimoine documentaire, des propositions d’inscription sur le registre mondial, des actions de sensibilisation et de préservation face aux risques. Dans ce dessein, l’appel à candidatures pour le registre international de la Mémoire du monde de l’Unesco est déjà lancé cette année. Pour le cycle d’inscriptions 2024-2025, la date butoir est fixée au 30 novembre.
Joachin Michaël




