Une violente émeute a éclaté à Vohipeno dans la journée d’hier. La réclamation de la tête d’un individu soupçonné du meurtre de sa femme en était la raison.
Les émeutiers et les forces de l’ordre se sont affrontés pendant près de 6 heures, avec des jets de pierre contre tirs de gaz lacrymogène.
Des embrasements se sont déclarés un peu partout, notamment à la gare routière d’Isalo, alors que les heurts s’intensifiaient entre le Fokonolona et les forces de sécurité. Aucune équipe de secours ne s’est mobilisée. Les riverains ont lutté contre les incendies avec les moyens du bord.
Pour l’instant, les autorités n’ont pas encore dressé le bilan officiel. Il paraît qu’une centaine de maisons ont pris feu. Selon des sources locales, l’embrasement aurait été provoqué par les gaz lacrymogènes des forces de l’ordre.
De son côté, la gendarmerie rapporte que des groupes de personnes mal intentionnées ont mis le feu sur la gare routière. Aucune interpellation n’a été faite pour le moment.
Le calme est revenu vers 17h. Néanmoins, des éléments de forces de l’ordre ont encore été vus un peu partout dans les quartiers pour faire la surveillance.
Tentative de vindicte populaire
Le 22 septembre, une jeune femme a été assassinée de sang-froid à Milamika Ambohitsara. Le mari de la victime, fortement suspecté, a disparu. Avant-hier, le fugitif a été remis par sa famille entre les mains de la police.
Hier matin, alors que l’affaire a été présentée devant le parquet du tribunal local, une cinquantaine de villageois, équipés d’armes blanches se sont positionnés dans les environs pour attendre la fin de l’audience. Ils ont réclamé aux autorités de leur livre le prévenu pour qu’ils puissent se faire justice eux-mêmes. Ils ont en outre érigé un barrage sur la RN12.
Par rapport à la situation, les forces de l’ordre se sont déployées. Aux termes d’un dialogue infructueux entre les autorités et le groupe de manifestants, l’émeute a éclaté. Les autorités n’ont pas livré le prévenu aux émeutiers.
ATs.




