Braquage meurtrier à Ambatomaro: six suspects placés sous mandat de dépôt

Les enquêtes menées par les éléments du poste de gendarmerie de Soamanandrariny sur l’affaire du braquage meurtrier, ayant coûté la vie à une gérante de cash point, dans la soirée du 9 septembre à Ambatomaro, ont porté leurs fruits.

Les huit individus arrêtés dans cette affaire, ont été présentés devant le Parquet d’Anosy, avant-hier. Il s’agit de cinq hommes et trois femmes. Au terme de l’audience, quatre hommes ont été placés sous mandat de dépôt à la Maison de force de Tsiafahy et deux femmes, à la Maison centrale d’Antanimora. Les deux derniers ont bénéficié d’une liberté provisoire.

D’après les informations, les enquêteurs ont supposé au début de leurs investigations que les auteurs de ce braquage ne pouvaient être que des personnes dans les environs. Les gendarmes ont interpellé une résidente quelques jours après l’attaque, puis en trois semaines, ils ont arrêté les huit suspects.

A entendre les explications de la gendarmerie, des témoins de l’attaque ont pu se rappeler du visage de l’un des assaillants. Au cours de la séance de tapissage, ils ont reconnu l’un des individus arrêtés. Pendant les investigations, les forces de l’ordre ont découvert un revolver, un couteau, des amulettes, un scooter sans papier et des uniformes de militaire que les malfrats servaient pour des actes d’escroquerie.

Abattue de sang-froid

Il était aux environs de 19h. La gérante d’un kiosque de mobile banking installé à proximité de l’EPP d’Ambatomaro, près du terminus de la ligne 147, allait rentrer chez elle quand deux hommes armés et à visage découvert l’ont prise d’assaut.

L’un s’est emparé de force du sac à main de la dame contenant de l’argent, tandis que l’autre n’a pas hésité à ouvrir le feu sur elle. Les inconnus se sont ensuite enfuis avec le butin estimé à 10 millions d’ariary et huit cellulaires. Malgré la balle qui a transpercé son corps, la victime avait encore pu être évacuée à l’hôpital en vie. Cependant, elle a fini par succomber à ses blessures quelques instants après son admission à l’hôpital.

ATs.

Partager sur: