Un conseiller technique du Secrétaire d’Etat en charge de la gendarmerie nationale (Seg), fait beaucoup parler de lui à Toamasina, depuis lundi, après la mise en fourrière « illégale » d’un porc au niveau de la brigade de gendarmerie de Toamasina.
Le ressortissant belge a intercepté le véhicule transportant l’animal, lundi soir à Mangarano. Il a directement mis en fourrière aussi bien le porc que le véhicule qui le transportait, alors que les paperasses étaient complètes selon le propriétaire. Ce dernier venait de l’acheter à 2 millions d’ariary et comptait l’emmener à Tanandava.
Vers minuit, le porc de 240 kg est décédé. On dirait qu’il est mort de faim. Cet incident a davantage augmenté la colère du propriétaire qui se sent victime d’abus de pouvoir.
Abus de pouvoir…
La nouvelle s’est répandue à Toamasina. De nombreux Tamataviens n’ont pas manqué de dénoncer l’acte de l’étranger, tandis que d’autres sont sortis de leur silence pour faire savoir les abus de pouvoir perpétrés par le conseiller technique très souvent dans la ville.
Selon leurs dires, ce conseiller technique du Seg aurait procédé à des contrôles de véhicules, alors qu’une telle fonction ne relève pas de son statut professionnel. Son véhicule est équipé de gyrophare et des gens avancent qu’il n’aime pas que les automobilistes gênent sa route. Il aurait même été aperçu en train de procéder à des arrestations en portant des uniformes de gendarmes, alors que, selon les informations, le concerné est juste un civil.
Interrogé sur ces faits qui incriminent le conseiller technique du Seg, le commandant de la Circonscription interrégionale de la gendarmerie nationale (CIRGN) Toamasina a indiqué que toute personne, se sentant victime des actes commis par cet étranger, a le droit de porter plainte. «Toutefois, je tiens à préciser qu’il nous a beaucoup aidés dans nos interventions, dans la lutte contre l’insécurité ici à Toamasina», a-t-il indiqué.
Selon une source, le ressortissant belge est le propriétaire d’une société de gardiennage dans la ville du Grand port. Il serait le seul à avoir des chiens pisteurs. Ainsi, il travaille étroitement avec les forces de l’ordre dans le cadre de la recherche des bandits et il est même derrière les résultats importants que la police et la gendarmerie ont réalisés sur place.
Mais pour des Tamataviens, son titre ne lui donne pas le droit de faire des abus dans la ville.
ATs.




