1.500 certificats et 450 titres fonciers ont été remis officiellement aux propriétaires de terres hier à Andrafiabe, district d’Antsiranana II. Cette action fait suite à la mise en œuvre d’une Opération de certification foncière massive (OCFM) appuyée par le projet Croissance agricole et sécurisation foncière (Casef).
Après les régions Itasy, Vakinankaratra, Atsinanana, c’était au tour de la région Diana de bénéficier des OCFM, à l’initiative du projet Casef sous tutelle du ministère de l’Aménagement du territoire et des services fonciers (MATSF) et financé par la Banque mondiale. Dans la région Diana et ses 12 communes, l’objectif est d’inscrire au minimum 31.000 certificats fonciers sur le registre parcellaire.
«L’accès à la terre est un droit fondamental, conformément à la disposition constitutionnelle (Article 34 de la Constitution malgache : ndlr). Nous allons donner des terres à tous les Malgaches», a souligné à cette occasion Holder Ramaholimasy, ministre de l’Aménagement du territoire et des Services fonciers (MATSF). Selon lui, une nouvelle loi relative au certificat foncier, a été élaborée depuis 2022, donnant la même valeur juridique que le titre foncier.
Plus de 23.000 demandes de certificats fonciers ont été reçues au niveau de la région Diana. 9.700 certificats sont prêts à être distribués et plus de 7.300 dossiers sont en cours de traitement.
210.000 certificats fonciers pour le Nord
Inscrire 31.000 certificats fonciers dans le registre parcellaire, viendra renforcer l’objectif global de transcrire 210.000 certificats fonciers dans les 80 communes des quatre régions de la zone Nord de projet Casef (Diana, Sofia, Boeny et Betsiboka). Les OCFM vont effectivement se poursuivre dans d’autres régions, pour ne citer que la Matsiatra Ambony.
«A partir de l’année 2024, le MATSF se fixe comme objectif de délivrer jusqu’à un million de certificats fonciers chaque année et ce, jusqu’en 2028», a ajouté le ministre Holder Ramaholimasy. Cet objectif devrait être atteint grâce à la mise en œuvre de l’opération de certification classique conjuguée avec des OCFM, sachant que seuls 20% des parcelles recensées à Madagascar, sont sécurisées.
Arh.




