Le festival Zaza Rap Taiza (ZRT) tire un trait sur sa 6e édition, à l’affiche au palais national de la Culture et des sports Mahamasina, du 7 au 10 décembre. L’heure est au bilan pour les organisateurs. Si les concerts, DJ set et after-live ont fait sensation, le respect du « timing » laisse à désirer.
Pour le Hip Hop général, sans conteste, 2022 est une année faste, riche en spectacles dans la capitale tananarivienne. Entre le concert d’Oboy au mois de mai, celui d’Orelsan en septembre et le Festival Zaza Rap Taiza qui a réuni en fin de semaine la crème du rap français, les aficionados n’ont que l’embarras du choix. Les artistes nationaux comme Bolo, Joyce Mena Makua, Psykopasy, Mista & Boska… et les invités internationaux à l’image de Busta Flex, Youssoupha et Chilla ont honoré la scène de ZRT, sauf Blacko et Ol Kainry, qui ont brillé par leur absence.
Sur les réseaux sociaux, la mauvaise organisation et le non-respect du temps, ont été pointés du doigt. A en croire les réactions, chaque spectacle au programme du festival a accusé un retard de 4 heures, par rapport au timing préétabli.
« Vraiment déçu pour les afters. On a attendu 5 heures, payé 50.000 ariary pour rien. Même pas d’excuse. Rien. On demande à être remboursé», a commenté un internaute. « Merci aux organisateurs, mon seul regret c’est d’avoir rentré chez moi à une heure du matin, sans avoir vu Chilla et Nuttea », a renchéri une autre.
Samedi, la performance DJ devrait inaugurer la scène à 13 heures tapantes, avant le spectacle de Das Records à 14h20. Toutefois, à 16 heures, le portail était encore fermé et à l’intérieur du site, une salle entièrement vide et un silence assourdissent. Pour l’heure, le comité d’organisation n’a fait aucun commentaire.
Ils ont dit
Noémie (artiste internationale): « Des fois, il y a des déclics dans la vie, chanter sur mes terres d’origine, fouler le sol et contempler ce paysage familier, passer du temps, aussi court soit-il, avec la famille qui normalement est à des milliers de kilomètres. Tout ça n’a pas de prix et j’aurais beau essayer de mettre des mots dessus, je n’arriverais pas bien à expliquer ce que je ressens. J’aurais essayé d’expliquer en tout cas. Madagascar c’est sûr et certain je reviens bientôt. Merci pour tout l’amour que vous m’avez donné, je suis honorée ».
Melo J (DJ) : « Je salue tout particulièrement cette initiative visant à décloisonner le rap, qui était longtemps considéré comme faisant partie d’un un cercle restreint. Le festival Zaza Rap Taiza a ouvert la voie ».
Rybota (soundman) : « Au-delà de concerts sur scène, la relation humaine, les moments d’échange et de partage entre artistes en coulisse ont tout particulièrement marqué les esprits. L’art s’affranchit des frontières et des différences ».
Joachin Michaël




