La Société civile a du mal à accepter la décision de réduire les prérogatives du Pôle anti-corruption (Pac). Pour manifester leur désaccord avec la nouvelle loi, elle s’est rétiré du Comité de suivi-évaluation au sein du Pac. Mais pour la ministre de la Justice, Landy Mbolatiana Randriamanantenasoa, les nouvelles règlementations n’affectent nullement les pouvoirs du Pac.
La ministre de la Justice a tenu à rassurer l’opinion et attenuer le sentiment d’appréhension de certains acteurs, à propos de nouveaux amendements apportés au texte régissant le Pac, notamment la loi «Idéalson». D’après elle, «les nouvelles dispositions n’affectent aucunement les attributions et compétences du Pac».
«Nous sommes dans un pays démocratique et toute amélioration est la bienvenue», a-t-elle ajouté. La Garde des sceaux affirme que s’il y a d’autres propositions d’améliorations, elles pourront toujours être présentées à l’Assemblée nationale par le biais des députés. «Cela fait deux ans que le texte a été adopté, alors pourquoi la société civile ne réagit-elle que maintenant ?», s’est-elle interrogée.
Il faut noter que la société civile a émis ses craintes dès l’élaboration du texte qui a ensuite été adopté en catimini. Pour sa part, le ministère de la Justice a indiqué ne pas encore avoir reçu aucune lettre de démission de la société au sein de ce comité.
T.N




