Rien de plus qu’un simple rappel à l’ordre. La dernière intervention du ministre de l’Intérieur et de la décentralisation sur les chaînes nationales, à propos des réunions à caractère politique, ne devrait faire l’objet de contestation ni de polémique. Sauf bien sûr et comme à l’accoutumée, à l’endroit des habitués du laisser-aller et par ricochet, du « moramora ».
Car, il a fallu signer la fin de la récréation entre ceux qui portent la casquette des élus et ceux qui font déjà campagne, bien que le mot « voter » pour telle ou telle personnalité ne soit pas prononcé. Il ne s’agit pas non plus de la dictature comme certains le pensent, loin s’en faut. Il suffit de jeter un coup d’œil ailleurs, là où la tyrannie est légion pour le comprendre. La Grande île est loin, très loin de cette prétendue oppression.
Il est indiqué dans la Loi fondamentale que la liberté d’expression doit primer. Sauf que celle-ci doit aussi pratique dans le respect des autres. Et le fait de spéculer sur un éventuel candidat à la présidentielle avec des affichages partout dans le pays, est un manque de respect. D’autant que d’autres suivent à la lettre les textes en matière de campagne.
Quant aux responsables étatiques, leur intervention se fait dans le cadre de leur responsabilité. D’ailleurs, le tenant du pouvoir est toujours en campagne à partir du moment où il est déjà élu, dès le premier jour. Mais, tous ses faits et gestes sont scrutés à la loupe.
Ceci étant, il était normal que dans un pays où l’Etat de droit devrait primer, chacun respecte les règles. Les initiateurs des manifestations, doivent s’y plier vu que la campagne électorale n’a pas encore commencé. C’est le minimum à respecter pour tous prétendants à tous postes politiques, en particulier en matière de la campagne électorale.
Rakoto




