La grève estudiantine s’étend dans d’autres universités publiques. Après les polytechniciens de Vontovorona, les étudiants des universités de Mahajanga, Fianarantsoa et Toamasina entrent aussi dans la danse, depuis hier.
La grève estudiantine fait tache d’huile. Les manifestations se sont déroulées de manière pacifique dans l’ensemble, sauf à Fianarantsoa où des éléments des forces de l’ordre ont dû intervenir pour maîtriser les manifestants. Les deux parties se sont affrontées pendant quelques heures à coup de jets de pierre et de gaz lacrymogène. Un gréviste a été arrêté puis relâché dans la journée selon une source auprès de la gendarmerie de Fianarantsoa.
Et, ce mouvement risque de prendre une autre tournure à l’université de Mahajanga dans la mesure où les grévistes s’apprêtent à durcir leur mouvement, s’ils n’obtiennent pas de réponses favorables dans le délai de 72 heures.
Mis à part les bourses d’études, la réhabilitation des infrastructures et du réseau wifi à l’université, fait aussi partie des revendications. Les étudiants attendent dans ce sens la publication du calendrier de paiement des bourses d’ici mercredi au plus tard. En attendant, les grévistes bloquent l’accès au campus d’Ambondrona tout en brûlant des pneus devant les portails de l’université.
A en croire les informations reçues auprès du ministère de l’Enseignement supérieur et de la recherche scientifique (Mesupres), « le paiement des bourses d’études ne peut pas se faire dans les prochains jours ». L’heure est à la dernière vérification de la liste des boursiers. Cette phase prend un certain temps, car la situation de chaque demandeur de bourses devrait être analysée de près, selon les précisions de notre source.
Fahranarison




