Madagascar aura finalement au moins deux représentants aux sommets africains de la lutte, en Tunisie. Les autres attendent encore leurs billets.
Les lutteurs malgaches pourront finalement rejoindre Hammamet (Tunisie) où se dérouleront les championnats d’Afrique cadets, juniors et seniors de lutte, du 15 au 21 mai. Sarah Brillante Randrianandrasana et sa mère, en tant qu’accompagnatrice, prennent finalement l’avion ce jour. Elle entre en lice ce lundi.
«Jusqu’ici, sans l’aide du ministère de la Jeunesse et des sports, les athlètes rallieront la Tunisie par les propres moyens de la fédération et des parents. Or, c’est l’honneur du pays qui est en jeu», regrette le président de Fédération malgache des luttes associées, Mamitiana Raveloson.
Pour son baptême du feu à cette joute africaine, Sarah, avec ses modestes titres de championne de Madagascar aussi bien en judo qu’en kickboxing, abordera sans complexe les combats dans la catégorie des 73 kg cadettes. «Ce sera mon premier combat international en lutte, mais je suis prête aussi bien mentalement que physiquement et techniquement. Sans peur, sans crainte!», confie-t-elle.
Chance malgache
L’expatrié Manitra Roma Raharison rejoindra directement, quant à lui, sa compatriote en Tunisie le 18 mai. La chance malgache repose surtout sur Roma qui compte transformer sa médaille d’argent obtenue en Alger en 2021 en métal précieux dans la catégorie des 86 kg hommes.
Le patron de la lutte malgache cherche encore le budget pour envoyer d’autres combattants. Selon lui, la fédération prévoit d’envoyer cinq autres combattants à Hammamet, mais cela dépend entièrement des moyens financiers. Cette grand-messe africaine est de taille dans la mesure où elle sert de qualification pour les Jeux africains et pour les Jeux olympiques de beach wrestling.
Obligé d’assurer le départ de cette deuxième vague de la délégation, Mamitiana Raveloson manquera sans doute le Congrès de l’Union africaine des luttes, prévu demain au même pays.
Soafara Pharlin




