Arrestation d’un huissier de justice: mise en garde de la Chambre

Les huissiers de justice de Madagascar interpellent les autorités, suite à une arrestation jugée abusive et arbitraire d’un de leurs à Mahajanga. L’huissier dénommée Kanto Rakotonatoandro est placé sous mandat de dépôt depuis quelques jours, pour avoir défendu une femme réclamant une pension alimentaire à son mari. La situation a dégénéré et a fini par l’arrestation de l’auxiliaire de justice, alors taxé d’abus de fonction.
A l’issue d’une réunion dans la capitale et faisant suite à leur grève, les huissiers ont convenu de prendre des mesures dans les prochains jours si leur collègue n’est pas libérée. « Nous allons mener d’autres actions prochainement pour obtenir la libération de la concerné », ont indiqué hier les membres de la Chambre. D’après eux, l’arrestation n’a pas respecté les dispositions prévues par la Loi.
« La Loi prévoit qu’en cas de faute grave commise par un huissier, l’affaire devrait être portée devant un tribunal. Or, pour le cas de notre collègue, l’affaire a été renvoyée devant un Tribunal pénal, alors qu’elle n’a fait qu’obéir à ses obligations », a déclaré le secrétaire adjoint de la Chambre des huissiers de Madagascar, Maître Harilaza Razanakoto.

Procédures
A cet effet, la Chambre nationale des huissiers de Justice à travers son président par intérim, Maître Rarivoarivony Andriata­faina, a demandé la libération immédiate de Maître Kanto Rakotonatoandro. Le secrétaire adjoint de la Chambre des huissiers précise toutefois que cela ne signifie pas que les huissiers de justice jouissent de l’impunité, et demande à ce que la poursuite soit effectuée suivant les règles et procédures prévues par les textes. En tant qu’officier ministériel en effet, les huissiers bénéficient selon Harilaza Razanakoto, des droits et protections leur permettant d’exercer sans contrainte leur fonction.

Tsilaviny Randriamanga

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