Les prix des carburants à la pompe restent inchangés à Madagascar. Le gouvernement confirme le maintien du gel malgré les discussions en cours avec le Fonds monétaire international (FMI). Les autorités estiment qu’une hausse serait inopportune dans le contexte économique actuel.
Le dossier demeure le principal sujet de négociation entre Madagascar et le FMI. Le mécanisme d’ajustement automatique des prix figure pourtant parmi les engagements liés aux programmes de Facilité élargie de crédit (FEC) et de Facilité pour la résilience et la durabilité (FRD).
Le ministre de l’Économie et des finances, Herinjatovo Ramiarison, a défendu cette position hier, en marge de la présentation de la politique monétaire de Banky Foiben’i Madagasikara (BFM). «Madagascar respecte déjà la quasi-totalité des critères convenus avec le FMI. Seuls trois repères institutionnels restent à finaliser. Le principal point de blocage concerne la réforme des prix des carburants», a-t-il déclaré.
Contexte inopportun
Le gouvernement refuse d’appliquer, pour l’instant, le mécanisme d’ajustement automatique. Selon le ministre, une augmentation des prix à la pompe risquerait d’entraîner une nouvelle flambée des prix des biens et services. «Le contexte économique actuel ne permet pas d’appliquer ce mécanisme sans conséquences sur le pouvoir d’achat», a-t-il expliqué. Le FMI cherche toutefois à s’assurer que ce gel ne fragilise pas les finances publiques. L’institution attend des garanties sur la capacité de Madagascar à préserver les équilibres budgétaires par d’autres mesures, sans créer de tensions sociales.
Les discussions se poursuivent avant la prochaine réunion du Conseil d’administration du FMI, prévue à la fin du mois d’août. Son verdict conditionnera le décaissement attendu de 183 millions de dollars ainsi que la poursuite du partenariat financier entre Madagascar et l’institution de Bretton Woods.
En attendant, les prix des carburants restent inchangés. Le dossier de Madagascar, attendu devant le Conseil d’administration à la mi-juillet après les troisième et quatrième revues des programmes FEC et FRD, n’a toujours pas été inscrit à l’ordre du jour. Le décaissement prévu de 134,4 millions de droits de tirage spéciaux accuse ainsi un retard.
Arh.




