Fenoarivo: deux hommes armés, arrêtés à bord d’un taxi-brousse

A l’issue de leur présentation devant le Parquet du tribunal de première instance à Anosy, deux individus soupçonnés d’avoir préparé un braquage à main armée dans le quartier des 67 Ha, ont été placés sous mandat de dépôt à la Maison centrale d’Antanimora, avant-hier.

Dimanche après-midi, un passager d’un taxi-brousse en provenance d’Arivonimamo pour rejoindre la capitale, a discrètement informé la brigade de gendarmerie de Fenoarivo. Selon ses dires, deux passagers détenaient une arme à feu qu’ils cachaient sur eux.

En un rien de temps, de bouche-à-oreille, les passagers ont appris la présence de l’arme à feu et sont descendus un à un sur la route par précaution d’une mauvaise tournure de la situation, même s’ils ne sont pas arrivés à leur véritable destination.

Les gendarmes ont im­médiatement mis en place les dispositifs nécessaires en vue d’intercepter les deux suspects. L’intervention s’est déroulée sous forme d’un contrôle de routine à Anosizato.

Au moment où le véhicule passait, deux gendarmes ont fait signe au conducteur de s’arrêter, tandis que deux autres sont montés à bord du véhicule par la portière arrière. Sans attendre, ils ont tenu en respect les deux hommes dont le profil avait déjà été décrit par le dénonciateur. Face à l’effet de surprise, les suspects n’ont pas eu le temps de faire quoi que ce soit. Ils ont été arrêtés sans anicroche.

Un troisième suspect arrêté

Les gendarmes ont saisi leurs armes, un pistolet automatique de fabrication artisanale avec une cartouche contenant une balle de calibre 9 mm de fabrication artisanale, ainsi qu’un poignard.
Mitraillé de questions au niveau de la brigade de gendarmerie de Fenoarivo, le duo a fini par passer aux aveux. « Ils ont avoué avoir eu l’intention de perpétrer une attaque à main armée dans le quartier des 67 Ha. Leur informateur a été plus tard capturé. Celui-ci devait leur indiquer la cible », a-t-on appris.

Les deux hommes ont été placés en détention préventive à la Maison centrale d’Antanimora et leur présumé informateur, sous con­trôle judiciaire.

ATs.

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