Hakanto Contemporary Ankadimbahoaka deviendra
l’écrin de l’importante exposition intitulée « Lamba Forever Mandrakizay », du 8 juillet au 18 novembre.
Le lamba, étoffe traditionnelle malgache, revêt des significations et représentations différentes suivant les contextes. Il sert à des fins artistiques, identitaires, religieuses ou purement personnelles. Omniprésent dans le quotidien des Malgaches, de la naissance à la mort, le lamba constitue
le symbole absolu de notre culture. Une bonne vingtaine d’artistes questionnent sur ce rapport entre l’homme et le tissu, autour d’une seule et même exposition.
Parmi les participants, Nazaria Tooj a conçu un court métrage d’une durée de trois minutes avec comme fil conducteur, la mort. « L’idée étant de parler du lamba sans vraiment le montrer », a-t-il dit. Jeune talent au sein du projet socioculturel « Ndao Hanavao », Sandra Ramiliarisoa propose une « relecture des liens sociaux » à travers un tissage monumental à base de matières plastiques, inspiré du « bemiray », couverture typiquement malgache.
Dans la galerie de 300 m2, le travail créatif de jeunes artistes malgaches résidents et de la diaspora, dialogue avec celui des figures de proue du 19e siècle et du début du 20e siècle. Des objets de collection personnelle et issus de musées privés étoffent également l’installation. L’exposition explore le lamba comme source d’inspiration pour de nombreuses œuvres, de la poésie à la photographie, en passant par la peinture, l’art plastique, la vidéo, le stylisme et bien plus encore.
Sous le commissariat de Joël Andrianomearisoa, Ludonie Velotrasina et Rina Ralay-Ranaivo, « Lamba Forever Mandrakizay » est soutenu par le Fonds Yavarhoussen.
Joachin Michaël




