Dans son centre de sauvegarde des tortues terrestres, le Lavavolo Tortoise Center (LTC), à Lavavolo Itampolo, Ampanihy Andrefana, l’ONG Turtle Survival Alliance (TSA) accueille actuellement 13.765 tortues saisies suite à des trafics avortés. Mais une récente visite inopinée des autorités locales, a révélé que 412 tortues avaient disparu du centre. Et, l’auteur circule librement alors qu’il est censé être derrière les barreaux.
Le trafic de tortues a pris de l’ampleur en 2018. 15.000 tortues saisies dont 10.000 en avril et 5.000 autres en novembre, ont dû être placées dans le centre de Lavavolo Tortoise à Ampanihy Andrefana. Mais comme par magie, 412 tortues avaient disparu de leur enclos.
Suite à cette affaire, tout le personnel de sécurité ainsi qu’un agent soigneur de TSA/ LTC ont été déférés devant le parquet de la première instance d’Ampanihy. Les agents de sécurité ont bénéficié d’une liberté provisoire tandis que l’agent soigneur a été placé sous mandat de dépôt. Les éléments de la brigade de la Gendarmerie d’Itampolo ont pris la relève pour assurer la sécurité des tortues du LTC.
La population préoccupée
Les habitants d’Itampolo et TSA se disent toutefois préoccupés par la tournure des événements. D’après des sources locales, l’agent soigneur, en dépit de sa détention préventive, circule librement et sans contrainte. De plus, une bande de quatre individus provenant du village de Lavavolo, a dressé une barrière pour bloquer l’approvisionnement en nourriture destinée aux animaux du centre. Les membres de cette bande se sont même emparés par la force des vivres venant des autres fournisseurs, créant ainsi une tension sociale.
Pourtant, chaque mois, 9 fokontany environnants fournissent 14 tonnes de provisions au centre. A raison de 500 ar/kg, cette contribution représente une source de revenus vitale pour ces villages. Pour TSA, « ces actes irresponsables et illégaux perpétrés par cette bande ont non seulement perturbé l’approvisionnement en vivres du centre, mais ont mis en évidence une tension persistante ».
Il est donc impératif de prendre des mesures pour préserver le centre, garantir la sécurité de ses occupants et maintenir les activités d’approvisionnement en vivres des villages environnants. Dans le processus de médiation, l’Organe mixte de conception (OMC) de Toliara a déjà effectué une descente sur terrain et a émis des recommandations en désignant des responsables par action. Cependant, cette initiative n’a pas encore abouti à la résolution de ce problème.
Arh.




