Travail des enfants: tous les secteurs d’activité concernés

En dépit des progrès modérés réalisés dans le domaine de la lutte contre le travail des enfants, des défis restent à relever pour éliminer ce fléau social. A ce sujet, l’Organisation internationale du travail (OIT) lance un appel au gouvernement et aux partenaires techniques et financiers pour se joindre à la Coalition mondiale pour la justice sociale.

Des millions d’enfants sont contraints au travail. Au niveau mondial, ce fléau affecte près de 160 millions de mineurs. Selon les dernières statistiques, près d’un enfant de 5 à 17 sur deux, soit 47%, sont impliqués dans le monde du travail à Madagascar.
« Dans le pays, le travail des enfants est présent et réel dans plusieurs secteurs économiques, dont la vanille, la pêche, l’élevage de zébu, le cyclo-pousse, le travail domestique, le tourisme, l’hôtellerie, les mines de Mica et d’or», a regretté le directeur du bu­reau de pays de l’OIT pour Madagascar, les Co­mores, Maurice et les Seychelles, Coffi Agoussou, lors de la célébration de la Journée mondiale contre le travail des enfants, samedi à Mo­rondava. Cet évènement est placé sous le thème « La justice sociale pour tous. Mettons fin au travail des enfants ».
Le ministre l’Emploi, de la fonction publique et des lois sociales, Jean Bosco Rivotiana, a averti ouvertement les auteurs de toutes formes d’exploitation des enfants dans le travail. « Nous n’acceptons pas le travail des enfants. Nous faisons appel à tous les citoyens de collaborer avec les autorités en signalant les cas de travail des enfants auxquels ils sont té­moins », a-t-il souligné.

Justice sociale
Pour le responsable de l’OIT, «  La pauvreté ne devrait pas justifier l’assignation des enfants au travail. Ceci affecte leur développement physique et mental». Comme message principal de cette Journée mondiale, cette agence onusienne pour le Travail a incité tout un chacun à respecter le droit des enfants. « Tout le monde doit savoir qu’un enfant a des droits, ne doit pas être exposé à des gestes méchants, des actes violents, a le droit d’aller à l’école et d’être écouté », a ajouté Coffi Agoussou.
C’est pourquoi l’OIT invite tous les partenaires, que ce soit le gouvernement, les travailleurs, les em­ployeurs et les partenaires techniques et financiers, à se joindre à la Coalition mondiale pour la justice sociale, afin de lutter ensemble le travail des enfants.
« Ensemble nous pouvons éliminer le travail des enfants pour que nos entreprises puissent créer des emplois décents pour tout, y compris pour les parents afin qu’ils puissent mettre leurs enfants à l’abri de ce fléau », a conclu le numéro un de l’OIT.

Fahranarison

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