L’approvisionnement du marché local reste un défi majeur, avec une forte dépendance aux importations, pour répondre à la demande croissante de Produits de premières nécessités (PPN).
D’après les données fournies par le ministère de l’Industrialisation, du commerce et de la consommation (MICC) pour le premier semestre de cette année, Madagascar dépend toujours des importations pour satisfaire les besoins de la population, sur les marchés locaux.
Durant cette période, Madagascar a importé 218.006,3 tonnes de riz, alors que les besoins sont estimés à 500.000 tonnes. Ainsi par le biais de la State Procurement of Madagascar (SPM), l’Etat a importé 3.000 tonnes de riz « Vary Tsinjo » contenant entre 5 à 25% de brisure.
Le pays est également en attente de l’arrivée de 20.000 tonnes de riz en provenance de l’Inde, malgré les restrictions sur les exportations de riz mises en place par le gouvernement de ce pays pour répondre aux besoins locaux.
Concernant le marché de sucre, 65.150 tonnes ont été importées alors que la demande est estimée à 90.000 tonnes. La SPM est également intervenue dans ce domaine, face à la hausse continue des prix de ce produit, depuis plusieurs mois. La société d’Etat a acheté une dizaine de tonnes de sucre auprès de la société sucrière Sucoma, afin d’approvisionner plusieurs marchés dans la capitale.
19.000 tonnes de farine importées durant le premier semestre
Pour la farine, les besoins estimés s’élèvent à 300.000 tonnes par an, tandis que la production locale atteint actuellement 100.000 tonnes. Pour combler le gap, Madagascar a importé près de 19.000 tonnes de farine afin de répondre à la demande du marché. En ce qui concerne l’huile alimentaire, Madagascar a importé près de 3 millions de litres au cours du premier semestre, illustrant les défis encore à réaliser face à une demande croissante.
Force est de constater que la dépendance aux importations pour satisfaire la demande croissante des PPN, représente des défis logistiques et économiques majeurs pour Madagascar. Les fluctuations sur les marchés internationaux, les contraintes logistiques et les restrictions à l’exportation dans certains pays fournisseurs, impactent sur le marché des PPN dans le pays.
A travers son programme Zone pépinière industrielle, le MICC entend renforcer les investissements dans le secteur de l’industrie pour renforcer le développement de la production locale.
Riana R.




