Témoignage: «Vatsin’ankohonana  a changé ma vie»

Originaire de la commune rurale de Mahabo Mananivo du district de Farafangana, dans la région Atsimo Atsinanana, Rosiane est l’une des bénéficiaires du Filet social de sécurité (FSS) «Vatsin’ankohonana», mis en œuvre par le Fonds d’intervention pour le développement (FID) et sous la coordination du  ministère de la Population. D’après ses témoignages, ce programme a changé sa vie.

*Les Nouvelles : Cela fait combien de temps que vous êtes bénéficiaire du FSS «Vatsin’ankohonana» ?

– Rosiane : Environ un an. Ce programme a changé ma vie. Avant, je me suis retrouvée en situation de précarité financière. Ma principale activité est la vannerie des paniers, mais je peinais à écouler trois par semaine dont les paiements se font encore attendre. Je n’arrivais plus à nourrir ma famille. Faute de moyens, mes 4 enfants n’étaient pas
scolarisés.

*Qu’en est-il de votre situation actuellement ?

– Après avoir bénéficié d’une formation dispensée par des agents du Fonds d’intervention pour le développement (FID), pour mieux gérer nos argents et en même temps d’un capital à travers le transfert monétaire du «Vatsin’an­ko­honana», nous sommes actuellement plusieurs femmes vannières regroupées au sein d’une association, à travailler avec un opérateur digne de confiance dans l’écoulement de nos produits, afin d’assurer un paiement régulier. Actuellement, j’ai pu envoyer mes enfants à l’école, deux à l’EPP et les deux autres en préscolaire, ainsi que de combler et satisfaire leurs besoins au quotidien. J’envisage même
d’élargir mes activités. Ce qui m’était totalement impossible auparavant.

* Tout cela grâce au «Vatsin’ankohonana» !

– Grâce au FID et «Vatsin’ankohonana», j’ai pu participer à foire «Fier Mada» à Antananarivo avec comme objectif de chercher de nouveaux débouchés pour nos produits de vanneries. Par la même occasion, j’envisage aussi de lancer une seconde activité. Je suis à la cherche actuellement de partenaires afin d’exploiter les vertus du gingembre car notre région est propice à sa culture.

Propos recueillis par Sera R.

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