Candidature: l’opposition s’acharne sur Andry Rajoelina

La candidature du président sortant sème la panique au sein de l’opposition, à tel point que celle-ci continue de mettre la pression sur les juges constitutionnels, pour qu’ils mettent sur la touche Andry Rajoelina.
L’opposition dans tous ses états. Le parti Hery vaovao ho an’i Madagasikara (HVM) et le Malagasy miara miainga (MMM), ont déposé deux requêtes en invalidation de la candidature d’Andry Rajoelina, hier à la Haute cour constitutionnelle (HCC). Pour le HVM, le chef de l’Etat ne remplit pas les critères d’éligibilité, tandis que le MMM a fait savoir que sa candidature n’est pas conforme à la loi en vigueur. Pour eux, la nationalité française du président sortant constitue un motif d’invalidation de sa candidature.

Droit

La réponse de la ministre de la Communication et de la culture, Lalatiana Rakotondrazafy sur le sujet, ne s’est pas fait attendre. Selon elle, les procédures engagées par ces deux partis bafouent le droit d’Andry Rajoelina en tant que citoyen. De souligner que la Constitution autorise tous les citoyens à se porter candidat à l’élection présidentielle, tant qu’ils se conforment aux conditions exigées par les textes.
« Tant que le citoyen jouit encore de ses droits civiques, il peut déposer une candidature à l’élection présidentielle. Personne, ni même la HCC ne peut empêcher les citoyens de jouir de leur droit. Le rôle de cette juridiction se limite à étudier les dossiers et déclarer si c’est validé ou pas », a expliqué Lalatiana Rakotondrazafy, durant l’émission « Tsy ho tompon-trano mihono », hier.
Nationalité

Toujours d’après Lalatiana Rakotondra­zafy, la HCC a déjà tranché sur le sujet relatif à la nationalité d’Andry Rajoelina. Pour rappel, les magistrats d’Ambohidahy se sont déclarés incompétents dans cette affaire, suite à la requête déposée par Fanirisoa Ernaivo.

« Dans l’un des ses considérants, cette Cour a précisé qu’aucun décret constatant la perte de la nationalité malagasy d’Andry Rajoelina n’a été pris à ce jour. C’est pourtant la seule voie permettant de retirer la nationalité malagasy à un individu. Pour dire que le président jouit toujours de la nationalité malagasy et remplit de ce fait les critères d’éligibilité », conclut la ministre de la Communication et de la culture.

Rakoto

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