L’efficace collaboration entre le service des passeports et celui des enquêtes spécialisées, a conduit à l’arrestation de personnes impliquées dans la fabrication de faux documents pour l’obtention de passeports.
Un homme de 52 ans se faisant passer pour un employé du ministère de l’Economie et des finances, a été appréhendé par la police, en étroite coordination avec le Service central des enquêtes spécialisées et de la lutte contre les faux documents (SCESLFD), au mois d’août. Les informations fournies par ses deux complices, en détention préventive, ont permis de l’arrêter. L’une des complices en question n’est autre que sa femme.
L’affaire a débuté le 17 août, lorsqu’une femme malgache s’est rendue au bureau de la police à Anosy pour demander un passeport. Cependant, les documents qu’elle fournissait semblaient suspects, ce qui a entraîné leur transmission au SCESLFD pour enquête approfondie.
L’enquête a révélé que la femme prévoyait de travailler comme domestique à Oman, mais tous les documents qu’elle avait étaient falsifiés. Elle a indiqué que quelqu’un d’autre s’occupait de ces démarches, mais qu’ elle ignorait la nature frauduleuse des documents.
La police a procédé à
l’arrestation de la personne responsable de la fabrication de ces faux documents sauf que celle-ci a réussi à s’échapper au dernier moment. Par conséquent, ses deux complices entre autres son épouse, ont été appréhendées. En outre, cinq autres femmes, sur le point d’être envoyées à Oman et en Arabie saoudite, ont été interpellées à leur domicile. Les deux femmes complices ont été placées en détention préventive après leur présentation au parquet il y a un mois.
Une perquisition effectuée au domicile du faussaire a permis aux enquêteurs de mettre la main sur plusieurs faux cachets du ministère de l’Economie et des finances et d’autres ministères. Le ministère a immédiatement intenté des poursuites judiciaires et émis une déclaration après cette découverte.
En fait, le quinquagénaire était le cerveau derrière le trafic de ces femmes vers les pays arabes. Les passeports étaient fabriqués à Antananarivo, avec la production de faux documents. L’un de ses complices, récidiviste, ayant déjà été arrêté et incarcéré deux fois, continue son activité.
Ces femmes sur le point d’être exportées, sont âgées de 20 à 28 ans et provenaient des régions Sofia et Sava.
Les fraudeurs recevaient 300 dollars par femme pour chaque départ.
Felana Michelle




