« Rhapsodie picturale »: l’exposition immersive de Jean-Nirina Razafindralambo

Jean-Nirina Razafindralambo invite les amoureux des arts visuels, à s’immerger dans son univers artistique à travers « Rhapsodie picturale », une exposition à découvrir à la Galerie Mozaïk Antsahabe jusqu’au 27 septembre.

La musique est omniprésente dans notre vie. Au-delà de sa dimension artistique, elle sert également d’outil de revendication, de thérapie ou encore de pratiques sociales. C’est justement ce caractère protéiforme qui a nourri l’inspiration de l’artiste dans cette nouvelle installation.
Privilégiant les techni­ques mixtes, la bombe aérosol et le collage, l’artiste con­jugue l’art au pluriel, tout en puisant ses inspirations dans ses souvenirs et son inconscient. Comme c’est le cas de sa toile qui met en lumière une scène de «Hiragasy», l’opéra des champs.
«Dans ma prime jeunesse, mon paternel m’emmenait souvent assister une représentation de Hiragasy sur la place historique d’Am­bohijatovo, où il y avait encore un petit théâtre à ciel ouvert, à l’époque. C’est un souvenir qui m’a beaucoup marqué», argumente l’artiste.

Récupération

Les vieux magazines invendus et les cartons usagés, trouvent une seconde vie entre les mains de Jean-Nirina Razafindralambo. Dans un contexte où la gestion des déchets est devenue un problème mondial ma­jeur, le recyclage et la récupération contribuent à la sauvegarde de l’environnement, selon toujours l’artiste.
«Mon expérience avec le collage est totalement hasardeuse. Au départ, j’ai utilisé cette technique pour restaurer les déchirures et les accrocs de mes tableaux. Et cela a donné naissance à un nouveau style que j’ai commencé à développer ces dernières années», a-t-il expliqué.
Cette installation donne à découvrir une bonne dizaine de tableaux, dont la majo­rité est en grand format. «Les tableaux mesurent en moyenne 1m15 sur 1m. Le grand format incarne une certaine liberté. C’est aussi un bon exercice pour bousculer les habitudes et sortir de traditionnels formats A3 et A4. Il nous apprend à créer différemment, puisque le mouvement et le gestuel sont beaucoup plus fluides quand on travaille avec de supports et matières de grande dimension», a-t-il conclu.
«Rhapsodie picturale» constitue la cinquième exposition de ce haut lieu de l’art et de la culture qui a ouvert ses portes il y a un an.

Joachin Michaël

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