Océan Indien : mise en place d’un fonds de mobilité culturelle

Soucieuse d’accompagner le développement des industries culturelles et créatives en Indianocéanie, la Commission de l’océan Indien (COI) lance « AléVini », un fonds de mobilité destiné aux acteurs culturels de la région.

L’appel à candidatures s’ouvre à titre individuel (artiste et professionnel de la culture) et collectif (festival, association, groupe d’artistes, lieu de résidence) en provenance de Madagascar, l’Union des Comores, Maurice, Seychel­les et du Mozambi­que et sera clôturé le 15 novembre. Cette mobilité culturelle s’articule autour d’un format d’exploration, de mise en réseaux, de création et de montée en compétence, selon les besoins des candidats.
Après l’évaluation des candidatures, les membres du jury vont valider au moins 25 bourses. S’étalant de 2023 à 2025, le Fonds de mobilité pour les acteurs culturels dans l’océan Indien, ambitionne d’accompagner jusqu’à une centaine de projets culturels.
Cette initiative est le fruit d’une consultation en ligne de la sphère culturelle, effectuée au mois de juin. « 40% des répondants n’ont, en aucun cas, effectué de déplacement professionnel dans un pays de la région, depuis 2018. Parmi ceux et celles qui n’ont pas voyagé dans l’espace indianocéanique au cours de cette période, environ 42% seulement ont eu l’occasion d’effectuer un déplacement professionnel en dehors de celui-ci. De ce fait, ces chiffres démontrent le besoin réel pour le secteur de disposer d’un mécanisme permettant les échanges et la coopération culturelle entre les îles », apprend-on.
Bien que la scène culturelle indianocéanique fasse preuve de dynamisme, la circulation des artistes et les échanges entre les pays, sont encore limités. « De manière générale, la mobilité Sud-Sud reste difficile pour les acteurs et actrices de la région, notamment à cause des coûts élevés de voyage entre les îles, avec des billets d’avions compris entre 500 et 1.500 euros. De fait, le fonds d’aide à la mobilité devrait permettre de faciliter les déplacements», conclut-on.

Joachin Michaël

Partager sur: