Selon le site Helios, la mode est la troisième industrie la plus polluante au monde, avec un impact carbone de 1,2 milliard de tonnes d’équivalent CO2 par an, en 2020. Et pour le site Fashion network, elle se trouve cette année à la sixième position après l’énergie, le transport, les constructions, l’agriculture et les aliments au détail.
Conscient d’un tel danger qui menace notre planète, l’Institut français de Madagascar (IFM) a lancé la première édition du concours Mode éthique et durable. Les six finalistes sont déjà dévoilés et ont un programme chargé cette semaine.
Lundi, l’IFM a donné une conférence de presse pour expliquer le projet Mode éthique et durable, dont une édition zéro s’est tenue l’an passé. Cette année, le programme s’annonce plus chargé. L’appel à participation a été lancé au mois de juillet, à l’issue duquel l’IFM a reçu 32 dossiers, dont six sont sélectionnés pour la finale.
Les six finalistes sont
Nia Ramanantsoavina, Rija Nandrianina, Naomi & Co, Vahea, Origine.mg et Renaissance. Depuis le 9 octobre, ils ont bénéficié d’un workshop assuré par Chloé Bourhis, une chiffonnière et surcycleuse, et Tsiriniaina Irimboangy, créateur d’image, designer-chercheur. Samedi, ils vont dévoiler au grand public leur travail à travers un showroom à l’IFM.
Par ailleurs, l’IFM accueillera, ce jour dans son programme Dité-philo, cinq spécialistes dans le domaine pour parler d’« Angoisses textiles ». Il s’agit de Chloée Bourhis, Tsiriniaina Irimboangy, vatosoa Rakotondrazafy, défenseure des communautés locales, Sariaka Falianja, professionnelle de la RSE. Le modérateur de cette séance sera Domi Sanji, doctorant en design et valorisation du patrimoine. Ce programme vise à démontrer que l’on peut à la fois être tendance et classe en étant responsable. Vendredi, ils vont effectuer un défilé de mode sur le thème « Chic, éthique et durable ».
Holy Danielle




