La nouvelle s’est répandue comme une trainée de poudre sur les réseaux sociaux, hier en fin de matinée. Une intense fusillade, tout droit sorti d’un film d’action, s’est déroulée hier à Amparihikely Tanambao (Andohan’i Mandroseza), à proximité de l’ambassade de Norvège. Cinq présumés bandits dont certains en uniforme, selon les informations fournies, sont tombés sous les balles des forces de sécurité.
Fin de parcours pour cinq présumés bandits armés. Les forces de sécurité ont commencé à les prendre en filature du côté de la route dite Bibilava, située à proximité de Tampon’ Ankatso et Antsahamamy. Le gang se divisait en deux groupes, l’un à bord d’un 4×4 qui roulait à vive allure et l’autre se déplace sur un deux-roues.
Mais très vite, cette traque s’est transformée en course poursuite et par la suite en affrontement inévitable,
à l’origine d’une intense fusillade aux alentours de 11h, près d’une villa à Andohan’i Mandroseza.
« En prenant la poudre d’escampette, les bandits ont abandonné leur voiture et tenté de forcer le portail d’une maison tout en ouvrant le feu sur les éléments dé la gendarmerie », a rapporté un témoin.
Sur le coup, les gendarmes ont riposté et abattu trois bandits. Les autres ont tenté de fuir et se cacher dans un buisson, mais ont été rapidement pourchassés par les forces de défense, mettant fin à une fusillade qui a duré près d’une heure. Les enquêteurs ont mis la main sur cinq armes à feu, des billets de 100 ariary, ainsi qu’un véhicule tout-terrain non immatriculé.
Des treillis militaires saisis sur les bandits
Le commandant de compagnie de la gendarmerie de Tana-ville, a indiqué ne pas être en mesure d’identifier les assaillants éliminés, laissant planer le mystère sur leur identité. Sont-ils réellement des éléments des forces de défense et de sécurité ? Cependant, il a confirmé que certains portaient des treillis militaires.
Pour le moment, rien n’indique que les bandits avaient récemment commis un méfait ou en train de planifier une attaque. Certains habitants d’Andohan’i Mandroseza ont affirmé qu’une villa appartenant à un général, située à proximité du lieu de la fusillade, était la cible des bandits. Le responsable de la sécurité du fokontany a fait remarquer que l’intervention des gendarmes à cet endroit est inhabituelle.
Il a souligné que si une tentative d’attaque contre une villa avait eu lieu, la police aurait normalement dû intervenir. Il a aussi évoqué la possibilité que des policiers louent des maisons à proximité. Les circonstances entourant cette fusillade restent floues et font l’objet d’une enquête approfondie.
Felana Michelle




