Plus de 11,6 millions d’électeurs sont attendus dans les bureaux de votes demain. A la veille du jour J, la Commission électorale nationale indépendante (Ceni), s’active pour finaliser les derniers préparatifs. Acheminement du matériel électoral et paiement des indemnités constituent ses principales préoccupations, à quelques heures du scrutin.
D’après le rapporteur général de la Ceni, Soava Andriamarotafika, l’acheminement du matériel nécessaire au bon déroulement du scrutin, se poursuit à un rythme soutenu, auprès des différents districts. Le déploiement à
l’échelle nationale devrait être entièrement achevé dans la journée. Les membres des bureaux de vote ont par ailleurs suivi des formations hier, afin d’être opérationnels le jour J. Ils peuvent désormais récupérer le matériel déjà réceptionné au niveau des démembrements communaux de la Ceni au plus tard ce jour. C’est notamment le cas pour le district d’Antanambao Manampotsy où les imprimés sensibles sont arrivés en début de semaine.
Les indemnités annoncées
Concernant la rémunération des agents électoraux, la Ceni a rassuré que la procédure entamée avec le ministère des Finances, suit son cours. Le principe est que le paiement intervient après service fait, mais la Ceni entend procéder au versement des indemnités le jour même du scrutin, ou au plus tard le lendemain.
Selon les derniers chiffres du Recensement annuel de la liste électorale (Rale 2023-2024), plus de 11,6 millions d’électeurs sont attendus dans les bureaux de votes demain. Et la région Analamanga enregistre le plus grand nombre d’inscrits avec à sa tête le district du 5e arrondissement de la capitale qui compte près de 145.000 électeurs.
Par ailleurs, la Ceni s’attend à une augmentation du taux de participation cette année par rapport à l’élection présidentielle, compte tenu de la participation massive des partis politiques et des candidats indépendants. Des tensions ont émaillé la campagne dans certaines
circonscriptions, mais la période de propagande s’est globalement déroulée sans heurt majeur.
D’après la Ceni, la liste de candidat obtenant plus de 50% des suffrages, aura de fortes chances de faire une razzia dans les circonscriptions à deux sièges. Mais l’histoire retiendra, c’est à la fois difficile et improbable.
F.M




