Le projet Base Toliara continue de défrayer la chronique. Pour éviter toute confusion, le Gouvernement, par l’intermédiaire du ministère de la Communication et de la culture (MCC), a tenu rassurer la population tout en condamnant la manipulation de l’information. Des mesures seront d’ailleurs prises à l’encontre de quiconque fomentait des troubles dans le pays.
«Le Gouvernement condamne toute diffusion de fausses nouvelles et rumeurs autour de la Base Toliara », peut-on lire dans le communiqué du MCC et non moins porte-parole du Gouvernement, vendredi, précisant qu’aucune exploitation n’a encore débuté sur le site d’exploitation à Ranobe situé à 46 km de Toliara.
« Contrairement aux rumeurs véhiculées dans les médias et sur les réseaux sociaux concernant des éléments radioactifs, le projet a déjà passé tous les contrôles et examens techniques, sociaux, environnementaux et surtout de santé », a souligné le MCC.
Toujours dans l’intention d’éclaircir la situation, le MCC a tenu à démentir catégoriquement les informations selon lesquelles le projet menacerait la forêt de baobabs et la faune locale. Au contraire, le MCC assure que les activités prévues incluent des mesures de «restauration» et de «reforestation». L’institution a tenu à dissiper les inquiétudes concernant la forêt de Mikea, située à 20 km du site d’exploitation, soulignant qu’elle ne court aucun danger. « Le village le plus proche se trouve à 1,5km », précise le communiqué.
Opportunités
De son côté, le ministère des Affaires étrangères (MAE) s’est tourné vers la Communauté diplomatique du pays, pour les opportunités stratégiques relatives à l’exploitation de la Base Toliara. La MAE a rencontré les membres du Corps diplomatique vendredi à Anosy, en présence du SG et du DG du ministère des Mines, pour discuter du projet, notamment des retombées économiques.
« Le dialogue avec les partenaires diplomatiques, demeure une priorité pour assurer une communication transparente et objective sur les initiatives majeures du pays », a indiqué le MAE. Il explique que les investissements dans le projet pourront améliorer les conditions socio-économiques dans le Sud du pays.
D’après les chiffres avancés par le Gouvernement, sur les 700 millions de dollars d’investissement, 5 milliards de dollars iront dans les caisses de l’Etat. 40 millions de dollars seront attribués aux projets nationaux, 40 autres millions de dollars pour les projets de développement de la région Atsimo Andrefana et 4 millions de dollars par an seront attribués à la commune concernée directement par le projet. Au total, 180 millions de dollars d’impôt annuel seront perçus sur le projet.
T.N




