Le président Andry Rajoelina a réaffirmé son soutien au projet minier Base Toliara, qu’il considère comme un des principaux leviers économiques pour Madagascar. Selon lui, ce projet pourrait rapporter jusqu’à 180 millions de dollars par an au pays.
Lors d’une émission spéciale diffusée à la télévision nationale, hier, le chef de l’Etat a vanté la transparence des négociations menées. Il a surtout souligné les retombées positives dudit projet, notamment sur les relations diplomatiques avec les Etats-Unis. Il a mis l’accent sur ce point de partenariat avec une entreprise américaine, réputée pour son respect des normes environnementales. Il a surtout insisté pour écarter les soupçons d’une exploitation chinoise.
Concernant les risques liés à l’extraction de la monazite, une substance radioactive, Andry Rajoelina a écarté les craintes sanitaires. Il s’est appuyé sur des exemples internationaux où des exploitations similaires n’ont pas causé d’incidents. « Je ne signerai jamais un accord qui mettrait en danger la vie des Malgaches », a-t-il assuré.
Face aux oppositions, le président de la République affirme que la contestation ne viendrait pas des habitants du Sud, région directement concernée, mais de personnes extérieures. Selon lui, ces critiques sont alimentées par des motivations politiques, voire personnelles. Il dénonce une manipulation de l’opinion publique par une opposition qu’il accuse de jalousie et d’obstruction au développement national.
Andry Rajoelina promet des normes strictes pour l’exploitation de l’ilménite et de la monazite, tout en appelant à la confiance. « On ne va pas faire n’importe quoi », a-t-il martelé. Il conclut en lançant un message fort à ses détracteurs : « On ne développe pas un pays avec des muscles ni avec une tête butée mais par l’intelligence.»
Ce projet, bien qu’encore débattu, apparaît ainsi comme un pilier catalyseur pour l’économie du pays, déterminé à rassurer l’opinion tout en poursuivant son ambition de croissance.
Arh.




