La folie des hommes

Deux faits divers ont fortement marqué l’opinion publique ces derniers jours. A sa­voir, l’assassinat d’une jeune fille de 17 après qu’elle ait été torturée et violée à son domicile aux 67 Ha et le ter­rible accident de la route au By-pass avec un bilan particulièrement lourd de quatre personnes décédées.

A priori, ces deux évènements n’ont rien de commun mis à part le fait qu’ils montrent la folie des hommes dans des circonstances biens déterminées. D’une part, arriver à assassiner une jeune fille qui avait devant elle toute sa vie, juste pour assouvir des pul­­sions sexuelles, dépasse tout entendement.

D’autre part, décider de prendre le vo­lant alors qu’on est im­­bibé d’alcool relève d’une véritable inconscience. Bien sûr, l’homme dis­pose toujours d’un certain libre-arbitre dans la réalisation de chacun de ses actes. Mais encore faut-il bien mesurer les conséquences éventuelles de chaque acte.

Mais le plus grave est que non seulement, ils ont détruit leur vie mais également celle d’autres personnes. Il ne s’agit pas uniquement de tous ceux qui ont perdu leur vie. Il y a également tous ceux qui sont encore vivants et qui doivent vivre avec l’irréversible absence de celle ou ceux qu’ils ont aimé.

La scène montrant la détresse de la mère de la défunte lors des ob­sèques a fortement ému l’assistance car même ceux qui ont vu la scène via les réseaux sociaux ont certainement ressenti le même sentiment qu’ils ont d’ail­leurs ex­primé dans les nombreuses publications.

On peut dire que l’auteur du viol a de la chance de ne pas se faire appréhender sur le lieu du crime. Autre­ment, on peut imaginer à l’avance le sort qui lui aurait été réservé. Mais la découverte de l’auteur de ce double crimes odieux (viol et assas­sinat) n’est que retardée car il n’y a pas de crime parfait.

Quant à l’auteur de l’accident de circulation, non seulement le chauffard était ivre et de plus, il roulait à tombeau ouvert. Et finalement, son inconscience a causé deux orphelins. Son cas est grave car en plus de conduire en état d’ébriété (si ce n’est pas en état d’ivresse), il y a eu tentative de fuite.

Après sa tentative de fuite, quand le fokonolona l’a rattrapé, il peut se considérer chanceux qu’il n’ait pas subi une vindicte populaire. En effet, considération fai­te des circonstances de l’accident, beaucoup pensent que ce n’est plus un simple accident, mais un assassinat.

Dans tous les cas, il ne bénéficiera pas de circonstances atténuantes. En tout état de cause, ces deux faits divers ont montré que l’homme peut arriver à faire n’importe quoi. Et comme toujours, on l’a vu depuis des siècles, le sexe et l’alcool rendent les hommes fous.

Aimé Andrianina

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