C’est dans une telle situation d’urgence de vie et de mort qu’on constate à quel point les hôpitaux publics sont démunis. Il faut dire les choses comme elles sont. La qualité de service laisse à désirer. Le manque criant de lits, de personnel et d’équipement est une triste réalité, sans parler de la défaillance des structures d’accueil. Le système de santé est malade et ne répond pas entièrement aux besoins de la population.
Et tous ces maux ne datent pas d’hier. La gratuité des soins n’est qu’illusion. La santé a vraiment un prix au sens propre du terme. Les patients doivent débourser pour acheter les médicaments, faire des analyses… Sans argent en cas de maladie grave, la vie des patients ne tient qu’à un fil. A ce stade, la vie des patients n’est plus entre les mains des médecins, pas ceux du bon Dieu.
Autant dire que les hôpitaux publics souffrent et vont de plus en plus mal. Il est même à se demander s’ils disposent d’un plan d’urgence, une sorte de procédure à suivre et à activer, pour augmenter la capacité d’accueil, assurer une prise en charge adaptée, en cas d’afflux massifs de patients victimes d’accident de la route ou d’empoisonnement. Comme c’était le cas survenu récemment lors d’une fête d’anniversaire à Ambohimalaza où une trentaine de personnes ont été évacuées d’urgence au CHU JRA dont une vingtaine n’ont pas survécu, suscitant la grogne et l’indignation des familles et de l’opinion publique. Soigner au sol des patients dont le pronostic vital est engagé, est tout simplement inconcevable.
Force est de constater que le personnel débordé, n’a pas réussi à gérer la situation de manière efficace et professionnelle. Le manque de matériel n’a pas non plus arrangé la situation. Il y a beaucoup à faire dans ces domaines, le cas échéant, ce serait toujours, le médecin après la mort. Il y a vraiment urgence.
J.R




