En collaboration avec Traffic, un programme commun du World Wide Fund for Nature (WWF) et de l’Union internationale pour la conservation de la nature (UICN), dont la mission est de s’assurer que le commerce de faune et de flore sauvages n’est pas une menace à la conservation de la nature, le ministère de l’Environnement et du développement durable (Medd) ainsi que l’ambassade des Etats-Unis à Madagascar ont organisé hier un atelier de présentation des rapports sur les affaires judiciaires liées aux crimes contre les espèces sauvages à Madagascar entre 2021-2023 à l’enceinte Soanala Ambatobe. Un événement où le gouvernement américain, à travers son ambassade à Madagascar, a réaffirmé son appui à la lutte contre le trafic des espèces sauvages à Madagascar.
En effet, dans cette optique, on a débloqué 2 millions de dollars à travers le projet Lemur CWC, financé par le Bureau des affaires internationales de stupéfiants et d’application de la loi (INL) du Département d’État américain. «Le trafic d’espèces sauvages est un crime transnational qui ne connaît pas de frontières. Il affecte non seulement la faune sauvage unique de Madagascar, mais aussi la sécurité et la stabilité des nations du monde entier en augmentant le risque de zoonoses, de corruption et de violence», a indiqué le représentant de l’ambassade des États-Unis, Jigar Bhatt, au cours de cet atelier. De souligner ensuite que les Etats-Unis espèrent que le rapport permettra de prendre des mesures plus énergiques pour protéger la faune sauvage unique de Madagascar afin de bâtir un avenir plus sûr.
Pour rappel, le projet CCWT est mis en œuvre conjointement par Traffic, WWF, Transparency International et l’Alliance Voahary Gasy (AVG) avec le soutien financier du gouvernement américain. L’objectif est de réduire les opportunités de corruption dans le secteur des ressources naturelles, renforcer les capacités de coordination entre acteurs concernés, renforcer les mécanismes nationaux et régionaux d’application de la loi en matière de lutte contre la corruption et le commerce illégal d’espèces sauvages.
Sera R.




