Un mort de plus a été notifié au CHU JRA, une semaine après l’empoisonnement de masse, samedi à Ambohimalaza. Cela porte à 21 le nombre de victimes de cette tragédie, dont la plupart sont des personnes dans la fleur de l’âge. D’ailleurs, certaines d’entre elles sont bien connues du public dans divers domaines, soit à travers le parcours de leurs parents (entraîneur de foot, assistant parlementaire…), soit en se forgeant elles-mêmes une notoriété.
Le président de la République a été ferme, lors de son intervention télévisée d’avant-hier soir sur la chaîne nationale. « Un tel acte ne devrait pas rester impuni. Au contraire, des peines sévères seront appliquées », a-t-il exigé.
Malgré les différends, que ce soit au niveau familial ou communautaire, rien ne justifie le meurtre, même la vindicte populaire. Certes, la mise à mort était autrefois appliquée à Madagascar et certains pays du monde continuent d’infliger cette peine aux dangereux criminels, mais la Grande île a choisi la voie de la prison à perpétuité, sachant que personne n’a le droit d’ôter la vie à quelqu’un. Les forces de l’ordre, au nom de la légitime défense, peuvent tirer mortellement sur les bandits notoires, mais même ces hommes en treillis ne choisissent cette option qu’en dernier recours.
Ailleurs, la guerre fait rage, faisant plusieurs victimes, des innocents dans la plupart des cas. Les sons des armes de destruction massive retentissent tout comme les sirènes d’alerte. Les habitants de ces pays ne peuvent plus dormir sur leurs deux oreilles, alors qu’ils n’ont pas choisi d’y naître. Madagascar par contre, ne connaît ni guerre civile ni conflit armé avec ses pays voisins. Alors pourquoi faire régner l’adage « mpamosavy malemy ka ny ao an-trano ihany no aripany » traduit librement par sorcière infirme qui élimine les membres de sa propre.
LR




