Iles Eparses: la délégation malgache en pleine préparation avant les négociations

Quelques jours avant la réunion de la Commission mixte franco-malgache sur les îles Eparses, prévue le 30 juin à Paris, la délégation malgache est en pleine préparation avant les négociations.

Hier, le ministère des Affaires étrangères a accueilli une réunion du comité scientifique chargé de défendre la position de Madagascar sur les îles Glo­rieuses, Europa, Juan de Nova et Bassas da India, avec des arguments techniques, historiques et environnementaux solides. La ministre des Affaires étrangères, Rasata Rafaravavi­tafika a personnellement supervisé les travaux.
Le Conseil des ministres de mercredi a validé la composition du comité scientifique réunissant des experts issus de plusieurs institutions et ministères, notamment ceux des Forces ar­mées, Affaires étrangères, Justice, Economie et Finan­ces, Enseignement supérieur, Mines, Pêche et économie bleue, Environnement, ainsi que l’Agence portuaire maritime et fluviale. Les membres du comité sont des spécialistes reconnus en géopolitique, droit, histoire et environnement. Et La délégation officielle sera conduite par le Premier ministre Christian Ntsay ou par la mi­nistre Rasata Rafaravavi­ta­fika.
Selon le compte rendu du conseil des ministres, le comité est chargé de collecter toutes les données nécessaires pour soutenir la souveraineté malgache sur ces îles, qui revêtent une importance particulière pour l’identité nationale et la valorisation des ressources naturelles du pays.

Restitution ou cogestion ?
La question relative à la gestion des îles Eparses demeure ouverte. Lors de la présentation du bilan des rencontres de haut niveau faisant suite à la visite d’Etat du président Emmanuel Macron et à la tenue du 5e Sommet de la Commission de l’océan Indien à Madagascar, la ministre Rasata Rafaravavitafika a maintenu sa revendication et réaffirme sa demande de restitution des îles Eparses.
Quant au président Andry Rajoelina, il s’est montré plus ouvert sur la chaîne nationale au mois de mai. Il a évoqué la possibilité d’étudier différentes solutions pour faire avancer ce dossier historique. Pour dire que toutes les options seront sur la table de la négociation.

F.M

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