Désinformation et panique: deux poisons toxiques

Depuis plusieurs jours, la population est prise de panique suite à une série d’intoxications alimentaires, voire même d’empoisonnement mortel qui ont engendré de nombreux décès dans quelques régions du pays.
Le cas le plus tragique reste celui de la fête d’anniversaire organisée à Ambohimalaza, dans la capitale, où au moins vingt-cinq personnes ont perdu la vie, principalement des jeunes de 16 à 30 ans. Cette semaine encore, le bilan ne cesse de s’alourdir avec au moins deux décès constatés. A Mahajanga et Ambositra, d’autres cas similaires ont également fait des victimes, accentuant la psychose collective.
Cette vague de drames a plongé la population dans une panique totale, amplifiée par la circulation massive de rumeurs et de fausses informations sur les réseaux sociaux. Des aliments comme les « donuts » ou certains produits comme la mortadelle, notamment un autre beignet dit « godrogodro » pour les cas de Toa­masina, ont été accusés d’être à l’origine de ces intoxications et empoisonnements. Et cela a provoqué un effondrement des ventes pour de nombreux petits commerçants et marchands ambulants, voire les snacks et gargotes. Ces derniers se retrouvent désespérés, victimes d’une désinformation qui nuit gravement à leur activité économique.
Les autorités sanitaires et judiciaires ont confirmé la gravité de la situation en évoquant la présence d’un poison toxique dans certains aliments servis à Ambohimalaza, ce qui a conduit à qualifier ce drame d’empoisonnement volontaire. Une enquête judiciaire et une analyse à l’extérieur sont en cours pour clarifier les circonstances exactes de cette tragédie.
La nécessité d’une communication claire et transparente afin de rassurer la population et éviter la propagation de fausses nouvelles qui entraînent la peur et la méfiance, est à présent recommandée. Il revient désormais aux médecins et aux responsables des centres hospitaliers et à toute autorité de fournir des données précises et régulières sur l’état des victimes et les avancées de l’enquête. Sans cela, la désinformation continuera de gangréner les réseaux sociaux.

F.M

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