La santé publique est en jeu ! En pleine célébration de la fête de l’Indépendance où l’heure est à la réjouissance, le ministère du Commerce a fait une déclaration « effrayante », qui a de quoi paniquer et susciter la peur chez la population. Il a recommandé de ne pas consommer des huiles en vrac et figées, au même titre que la mortadelle, soupçonnées d’être à l’origine des cas d’intoxications alimentaires survenus dans plusieurs régions du pays. Pas plus tard qu’avant-hier à Toliara, deux nouvelles victimes ont été notifiées. Comme si chaque jour apporte son lot de morts dans cette histoire qui ne dit pas son nom. Intoxication alimentaire ou empoisonnement, mettant en péril la santé publique.
Malgré cet appel, certains ménages n’ayant pas les moyens d’acheter de l’huile cachetée, eu égard à leur faible pouvoir d’achat, ont quand même pris le risque d’utiliser de l’huile en vrac ou figée, pour cuisiner les repas de fête. D’autres ont pris bonne note des recommandations du ministère, préférant s’abstenir et chercher d’autres alternatives, pour ne pas gâcher les festivités. On se rend vraiment compte dans une telle circonstance que la vie n’a pas de prix.
Jusqu’où irait cette histoire terrifiante ? Entre des cas d’intoxication sévère et empoisonnement mortel, survenus en une semaine, coûtant la vie à une quarantaine de personnes, la situation n’est pas à prendre à la légère. La santé publique est menacée. C’est loin d’être fortuite, forcément, il y a anguille sous roche.
Et dans ce contexte, la communication officielle joue un rôle important. Car force est de constater que la psychose s’installe, créant même un climat anxiogène au sein de la population qui ne sait plus à quel saint se vouer. D’autant plus que sur les réseaux sociaux, chacun voit midi à sa porte, alimentant les spéculations et les commentaires qui ne font que jeter de l’huile sur le feu.
Andry Rabeson




