Certaines régions de Madagascar, sont-elles en train de subir de plein fouet les conséquences que pourrait avoir l’arrêt de l’USAID qui, comme on le sait, a apporté une aide vitale dans plusieurs domaines, en l’occurrence de la santé ? La recrudescence du paludisme et l’augmentation alarmante du nombre de personnes infectées, sont devenues un problème de santé majeur à Ikongo. La situation est même qualifiée de dramatique nécessitant le déploiement de médecins supplémentaires, pour venir à bout de l’épidémie.
Le ministère de la Santé publique doit élaborer un plan d’urgence, pour pallier cette absence définitive de l’USAID, premier partenaire de taille de Madagascar dans la lutte contre le paludisme, sinon le système de santé malgache aurait du mal à s’en remettre et serait impuissant face à une situation d’une telle ampleur. D’ailleurs, c’est le cas à Ikongo où l’épidémie gagne du terrain et fait des victimes, notamment chez les enfants.
Pour information, en 2008, cette agence américaine a financé à hauteur de 383 millions de dollars, des programmes de lutte contre le paludisme à Madagascar. Ce montant a atteint 26 millions de dollars en 2022. Pour dire à quel point, l’USAID avait joué un rôle crucial dans cette bataille loin d’être gagnée à Ikongo. Dans tout Madagascar, plus de 28 millions de personnes ont été protégées contre le paludisme grâce à la distribution de ces moustiquaires via le projet Impact.
Même si le gouvernement américain a rassuré que l’engagement des Etats-Unis en faveur de Madagascar reste intact, l’impact de l’arrêt des financements se fait déjà sentir, notamment en matière de santé. A coup sûr, d’autres domaines seront également lourdement impactés, de nature à faire prendre conscience de la gravité de la situation.
A Ikongo, on n’est plus au stade de « mieux vaut prévenir que guérir ». Il est temps d’activer les mécanismes de réponse à tous les niveaux, pour éviter une pandémie.
Rakoto




