La famille Randriamanantena vit dans la terreur. Son domicile sis à Iavoloha Bongatsara subit des attaques à répétition depuis octobre 2024 et récemment, deux de ses membres ont été kidnappés. Alors que l’opérateur économique dénommè Doris a survécu après paiement de la rançon, leurs ravisseurs ont tué son neveu dont le corps a été retrouvé huit jours après le rapt.
Une histoire qui fait froid dans le dos. Alors que Doris et le neveu de sa femme, âgé de 14 ans, étaient de retour de la réception provisoire d’un chantier à Ambohitsara Manakara, à une dizaine de kilomètres d’Irondro, des inconnus leur ont barré la route, le 20 juin après-midi. Une fois que le véhicule du duo s’est arrêté, les coupeurs de route l’ont menacé avec des armes à feu et autres. Roulant sur une route secondaire et sans armes, les deux individus n’ont pas pu échapper au kidnapping.
Les kidnappeurs ont par la suite contacté le père de l’opérateur pour lui exiger une rançon de 400 millions d’ariary. La famille des otages ayant payé 80 millions d’ariary, les ravisseurs ont libéré l’entrepreneur le 27 juin. Puis le lendemain, ils ont recontacté la famille pour récupérer le corps sans vie de l’adolescent à Ambohitsara. La famille n’a pas osé dénoncer les faits aux forces de défense et de sécurité par peur de représailles avant l’arrivée sain et sauf de l’entrepreneur auprès des siens.
Viols collectifs, tortures, extorsion de fonds…
D’après l’entrepreneur, ce kidnapping suivi de meurtre était l’apogée des attaques à répétition que sa famille a subies. Ainsi dans la nuit du 20 octobre 2024, des malfrats ont braqué sa maison à Iavoloha et mis la main sur une somme d’argent, des téléphones… Le lendemain matin, les victimes de l’attaque ont utilisé un chien renifleur, lequel s’est arrêté à la maison de l’ancien gardien et du maçon, des employés de la famille.
Les gendarmes ont alors arrêté sur-le-champ les deux hommes. Six personnes ont été impliquées dans l’affaire à l’issue de l’audience, dont trois placées sous mandat de dépôt à l’issue du défèrement. Or le jour du procès, en début d’année, l’avocat de la partie civile était absent pour des pannes mécaniques sur la route vers la capitale, contrairement à celui de la défense.
Tous les suspects ont été acquittés. Pour contester les preuves portées contre ses clients, l’avocat de la défense a indiqué que les chiens renifleurs peuvent se tromper, donc les données obtenues sans autres preuves ne devraient pas constituer des pièces à conviction. Face à cette situation, la famille victime a tout de suite décidé d’abandonner la maison à Iavoloha.
Puis il y a deux mois de cela, un bungalow appartenant à la famille a pris feu. D’autres attaques visant la même famille se sont produites entre-temps, notamment des viols collectifs, tortures, extorsion d’une somme s’élevant à 2 milliards d’ariary. Cette famille demande alors la prise de responsabilité des autorités compétentes pour mettre un terme à ces agissements qui s’apparentent à la fois comme des actes de jalousie et de règlement de compte.
LR




