Comité du patrimoine mondial de l’Unesco: les Forêts humides de l’Atsi­nanana, ne sont plus en péril

Une grande victoire écologique historique. Les Forêts humides de l’Atsinanana sont retirées de la liste du patrimoine mondial en péril. L’annonce a été faite, lors de la 47e session du Comité de l’Unesco, à Paris (France), le 9 juillet.

Pour rappel, la 34e session du Comité du patrimoine mondial de l’Unisco, au Brésil en 2010, a inscrit les forêts humides de l’Atsinanana sur la Liste du patrimoine mondial en péril, en raison des coupes illégales de bois précieux et du braconnage visant les lémuriens, une espèce menacée.
Quinze ans après, grâce aux efforts menés conjointement entre le ministère de l’Environnement et du développement durable, (MEDD) Madagascar Na­tional Parks (MNP), les communautés locales, les collectivités territoriales et les partenaires techniques et financiers, le Comité du patrimoine mondial de l’Unesco, qui s’est tenu à Paris dans le cadre de sa 47e session, a approuvé le retrait officiel des Forêts humides de l’Atsinanana, de la liste du patrimoine mondial en péril.
D’une superficie de 663.545 ha, les forêts humides de l’Atsinanana comprennent six parcs nationaux (Masoala, Marojejy, An­do­hahela, Zahamena, Ranoma­fana et Andringitra) gérés par Madagascar national parks, revêtent une importance capitale dans la conservation des processus écologiques, essentiels à la pérennité d’une biodiversité unique.
« Ce succès s’inscrit dans la vision du président de la République, Andry Rajoelina, appuyée par le Premier Mi­nistre, Christian Ntsay qui ont fait de la protection de l’environnement et la valorisation du patrimoine naturel parmi les priorités stratégiques du pays », a déclaré dans un com­muniqué, le ministre de l’Environnement, Max An­donirina Fontaine, à la tête de la délégation malgache à Paris, qui présenté les résultats concrets obtenus sur le terrain.
« C’est un moment de fierté pour Madagascar. Une vraie reconnaissance de notre travail de longue haleine porté avec conviction par nos équipes. Mais il nous engage aussi à aller plus loin. Nous devons consolider ces acquis et bâtir un modèle de gestion environnementale solide, durable et souveraine », a fait savoir le ministre.
A noter également la contribution du ministère de la Culture et de la communication, autorité nationale compétente pour la mise en œuvre de la Convention du patrimoine mondial, pour mener à bien l’instruction technique du dossier. Le ministère des Affaires étrangères a mobilisé ses relais diplomatiques, pour soutenir processus, auprès de l’Unesco.
« Le Ministère de l’Envi­ron­nement et du Dévelop­pement Durable (MEDD) a assuré le pilotage technique de l’ensemble du processus, en coordonnant les interventions, en mettant en œuvre les actions de restauration écologique, en sécurisant les zones sensibles et en suivant de manière méthodique les engagements de l’Etat », a-t-il ajouté.

Levier stratégique
Au-delà d’une reconnaissance des efforts déployés renforçant la crédibilité de Madagascar, cette décision constitue un levier stratégique pour mobiliser des financements à grande échelle en faveur de la biodiversité et du climat. Elle contribue aussi à la relance dynamique de l’écotourisme durable, générateur de revenus pour les communautés locales, d’emplois pour la jeunesse et d’opportunités économiques pour les territoires.
« Elle favorise l’investissement dans des initiatives de restauration écologique et de gestion participative des ressources naturelles, avec des retombées directes sur la réduction de la pauvreté, la cohésion sociale et le développement inclusif à l’échelle nationale », a indiqué le MEDD. .
Dans cette optique, Le ministère de l’Environne­ment et du développement durable est déterminé à poursuivre les efforts, à intensifier les actions sur le terrain, et à faire des Forêts humides de l’Atsinanana un symbole national de réussite environnementale, au service du peuple malgache et des générations futures. «J’en appelle à la mobilisation de tous : citoyens, collectivités, institutions et partenaires. Le patrimoine mondial est notre héritage commun», a conclu le ministre.

Reccueillis par RA

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