Grève à la Jirama: un mouvement jugé illégal et injustifié par les autorités

Les agents syndiqués réunis sous la bannière « Tambaben’ny mpiasan’ny Jirama (Tambabe) » ont enclenché hier une grève générale, pour exiger l’annulation du nouveau statut de l’entreprise publique. Face à ce mouvement jugé illégal, le ministère de l’Energie ainsi que la direction générale de la Jirama appellent au dialogue, tout en faisant usage de la réquisition, pour garantir la continuité des services.

Réunis à Soanierana, les syndicalistes du Tam­babe appellent à annuler le nouveau statut de la société nationale d’eau et d’électricité, qu’ils considèrent comme une menace qui pèse sur leurs droits et emplois. Malgré les tentatives d’apaisement, notamment une invitation au dialogue lancée par le ministre Olivier Jean-Baptiste, les grévistes campent leur position, allant jusqu’à adresser un ultimatum de 24 heures au président de la République.
Face à cette situation, la Jirama et le ministère montent au créneau. Dans un communiqué officiel, la société affirme que cette grève enfreint les dispositions légales encadrant les mouvements sociaux, en particulier dans les secteurs essentiels comme l’électricité et l’eau.

« Toute participation expose les agents à des sanctions », avertit la direction, rappelant que le droit de grève, bien que fondamental, est soumis à des règles strictes.
Et le ministre Olivier Jean-Baptiste a également rappelé que « cette grève ne respecte pas les modalités légales», en particulier dans des secteurs jugés « essentiels » comme l’eau et l’électricité.
Projets de redressement
Du côté de la direction, on dénonce un malentendu alimenté par des interprétations erronées. « Il n’est nullement question de privatisation, de licenciements ou de suppression de la convention collective », a assuré la directrice générale adjointe de la Jirama, Tsitohery Francesca Andriamampionona. Elle appelle les employés à une lecture objective du texte et rappelle que l’Etat continue de soutenir la Jirama à travers divers projets de redressement.
Dans son communiqué publié également hier, la société d’Etat réaffirme son attachement au dialogue et invite les syndicats à rejoindre la table des négociations. Un appel réitéré par le ministère, qui met en garde contre les risques d’un blocage prolongé, tant pour les usagers que pour les employés eux-mêmes.

Arh.

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