Mieux vaut prévenir que guérir

On se trouve plongé en pleine période sèche et les pluies se font rares. Et c’est tout à fait normal que la course contre la montre soit engagée au niveau de la réhabilitation des infrastructures routières. Partout dans le pays, les chantiers poussent comme des champignons.
Il faut espérer que tous ces travaux soient achevés avant les premières gouttes de pluie car cela ne ferait qu’em­pirer les choses. C’est le vœu pieu de tous les usagers de la route qui ne demandent qu’à bénéficier d’une infrastructure routière en bon état qui ne fera souffrir ni les hommes ni la machine.
Seulement, les routes ne constituent pas la seule priorité en cette période sèche. Il y en a beaucoup d’autres. Par­mi ces priorités il y a le danger permanent an­nuel des inondations. Pour cette raison, il faut se préparer préalablement de manière à être prêt à faire face à toutes les éventualités.
Qui dit lutte contre les inondations doit certainement penser au bon fonctionnement des ca­naux d’évacuation des eaux. C’est le grand problème en ce qui concerne la capitale. La moindre goutte de pluie risque de se transformer en un lac artificiel.
Il faudra alors penser à curer des kilomètres de canaux d’évacuation d’eau. Et dans ce domaine, c’est un travail de titan qui attend les res­ponsables. Désengorger les canaux de toutes les ordures qui les obstruent est avant tout une obligation.
Il faut remarquer que les habitants vivant au bord de ces canaux ne sont pas encore conscients qu’ils crachent contre le vent en se servant des canaux comme dépôt d’ordures. La raison est que, finalement, ce sont eux qui ont à souffrir des inondations qui arrivent dès que la pluie tombe.
Selon les dernières observations, les cyclones ont tendance à devenir plus violents et plus fréquents suite aux effets du changement climati­que. Rien que pour cette raison, tous les préparatifs doivent être renforcés et effectués plus tôt.
Bien évidemment, les particuliers doivent aussi mettre du leur. Il ne s’agit pas seulement des canaux d’évacuation d’eau. Parmi les travaux qu’ils auront à fournir, on peut citer, entre autres, le renforcement des murs dès qu’ils présentent des fissures.
Il en est de même des toitures. Il ne faut pas que la première bourrasque venue ne les emporte. C’est ce qui arrive bien souvent quand ces toitures ne sont pas bien fixées. Il ne faut pas attendre
le dernier moment pour faire tous ces travaux.
Si toutes ces mesures ne sont pas prises dès maintenant, on risque d’avoir les mêmes scènes de désolation après le passage d’un cyclone. Et cela ne fera que grossir le nombre d’éventuels sinistrés qui n’auront plus où se loger. Comme on le dit souvent, mieux vaut prévenir que guérir.

Aimé Andrianina

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