« Connecter Madagascar pour une Croissance Inclusive » : 211,5 millions de dollars supplémentaires de la Banque mondiale

La Banque mondiale injecte 211,5 millions de dollars supplémentaires dans le projet « Connecter Madagascar pour une Croissance Inclusive (PCMCI) ». Ce financement additionnel est destiné à renforcer les infrastructures du pays, face aux catastrophes naturelles de plus en plus fréquentes. Plus de deux millions de Malgaches sont les bénéficiaires directs ou indirects.
Le but étant de protéger les populations en améliorant la connectivité routière. Des routes, ponts et de ports feront l’objet d’importants travaux de réhabilitation et de construction, notamment dans les zones les plus exposées aux aléas climatiques, afin de réduire l’isolement des localités exposées aux cyclones ou inondations.
« Ce financement additionnel élargit la portée du projet PCMCI, avec un nouveau volet dédié à la solidité et résilience des ponts. Il soutiendra la réhabilitation et la construction des ouvrages clés endommagés par les cyclones récents : les ponts Mahavavy et Ifasy sur la RN6, et Manambery sur la RN5a », a précisé la Banque mondiale dans un communiqué publié hier.
En parallèle, des ponts modulaires seront déployés dans les zones vulnérables. D’autres seront mis en réserve, pour répondre rapidement aux situations d’urgence.
Cette initiative ne se limite pas aux travaux physiques. Une assistance technique est prévue, pour aider l’Etat à planifier la construction de ponts durables. Ce financement permet aussi de reconstituer les ressources mobilisées en avril 2024, à la suite des dégâts causés par un cyclone sur les routes nationales RN4, RN6 et au port de Mahajanga.
Pour la Banque mondiale, cet appui est stratégique. « A Madagascar, nous avons vu à quel point les cyclones et les inondations peuvent isoler des communautés entières, faire grimper les prix et interrompre la circulation des biens », rappelle Atou Seck, son représentant dans le pays. « Renforcer les ponts et disposer de solutions modulaires permettra au gouvernement d’agir vite et efficacement face aux chocs ».

Arh.

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