La révision de la Loi sur les grands investissements miniers (LGIM), suscite de vives inquiétudes au sein du secteur extractif malgache.
Alors que Madagascar s’apprête à réviser ce texte majeur encadrant les projets miniers à grande échelle, la Chambre des Mines de Madagascar fait part d’ « une inquiétante opacité qui interpelle le secteur minier national ».
Cette organisation professionnelle dénonce un manque criant de transparence dans le processus, comme elle le décrit dans son bulletin périodique publié ce mois. Elle évoque un « silence préoccupant » autour de cette réforme, pourtant stratégique pour l’avenir du secteur.
«A ce jour, aucune concertation structurée, n’a été engagée avec les parties prenantes, notamment la Chambre des Mines de Madagascar, directement concernée », déplore-t-elle.
Depuis sa création, la LGIM a permis d’attirer des capitaux dans un secteur exposé à de multiples risques. Malgré des critiques relatives à son application, elle reste un pilier de développement du secteur minier national.
Mais aujourd’hui, dans un contexte économique et réglementaire incertain, de nombreuses zones d’ombre persistent. « Quels sont les objectifs réels de la réforme ? Quelles modifications sont envisagées ? Quel est le calendrier prévu ? » Pour la Chambre des Mines, cette incertitude fragilise l’environnement des affaires et peut décourager les investisseurs internationaux.
Restaurer la confiance
Les autorités, de leur côté, annoncent l’arrivée d’un nouveau texte : la Loi sur les grands projets d’exploitation minière (LGPEM). Présentée aux parlementaires lors des dernières sessions, cette future législation viserait à renforcer les partenariats entre l’État et les promoteurs miniers, aux retombées économiques locales. Le ministère des Mines mise sur ce nouveau cadre dans la mise en œuvre de la politique générale de l’État.
Malgré ces intentions affichées, les opérateurs du secteur réclament une garantie. Pour eux, la réforme doit être menée dans un esprit d’ouverture et d’équité, de manière à maintenir la confiance des investisseurs et à respecter les engagements contractuels existants.
« La réforme de la LGIM, doit s’inscrire dans une démarche transparente, inclusive et équitable. Elle doit garantir un juste équilibre entre les intérêts de l’État et ceux des investisseurs, tout en préservant la stabilité des engagements contractuels », avance l’organisation professionnelle.
Arh.




