La stigmatisation, le manque d’opportunités d’emploi… ne facilitent pas la réinsertion sociale des détenus qui viennent de purger leurs peines.
«Quels que soient les programmes et les efforts déployés par le ministère de la Justice et ses partenaires, en vue de la réinsertion sociale des détenus, la société peut souvent être un obstacle à leur retour réussi», a rapporté le Directeur de l’humanisation de la détention et de la préparation à la réinsertion sociale (DHD PRS) au sein du ministère de la Justice, lors de son intervention sur les ondes nationales, à l’occasion de la célébration du «Mandela day» vendredi.
Le DHDPRS de déplorer ainsi l’utilisation du mot «Gadra lava» ou «taulard» par la société, synonyme d’exclusion. «Et c’est la première cause de récidive et par conséquent de la surpopulation carcérale dont le taux est de 257% sur tout le territoire national», a-t-il souligné.
« Mitsinjo » et « Mafonja »
Pour surmonter ces obstacles, deux projets sont actuellement mis en œuvre au sein des établissements pénitentiaires. D’abord «Mitsinjo» financé par l’Agence française de développement (AFD), qui contribue à améliorer les conditions de vie et de réinsertion sociale des personnes détenues ainsi que l’amélioration des conditions de travail du personnel des établissements pénitentiaires.
Sous l’égide de l’Administration pénitentiaire, en collaboration avec l’ONG Humanité & Inclusion (HI), People power inclusion ainsi que l’Association chrétienne pour le développement et l’action environnementale de Madagascar, ce projet cible 2.270 personnes détenues réparties dans les régions Amoron’i Mania et Boeny.
Puis, il y a «Mafonja» qui va promouvoir les droits des enfants en conflit avec la loi (ECL). L’objectif est d’améliorer la qualité de la prise en charge des ECL ainsi que leur famille, en menant de plaidoirie en faveur du respect des droits de ces enfants à travers une mobilisation nationale et locale impliquant les organisations de la société civile.
«Mafonja» est financé à hauteur de 4.480.840.000 d’ariary par l’Union européenne et mis en œuvre en collaboration avec Humanité & Inclusion (HI) et l’association «Grandir dignement» dans les régions d’Analamanga, Atsimo-Andrefana, Boeny, Diana et Sava.
Sera R.




