Le 18 juillet lors d’un culte à l’église FLM Toby- Betela à Toliara, le comportement du président du Synode de Fiherena, a fait scandale, en interdisant publiquement une dame remarquable et remarquée, de s’asseoir dans les premiers rangs. Sur les réseaux pourtant, certains n’hésitent pas évoquer le risque d’affrontement que pourrait encourir l’Eglise FLM dans le ressort territorial de région Sud-Ouest Fiherena. La remarque en soi est loin d’être gratuite, les mauvaises langues diraient même plus.
La tension est montée de plusieurs crans s’il n’a pas fait tant s’en faut le buzz dans le Landerneau confessionnel, puisque diffusé sur You Tube. Il faudra mesurer à la clé du malaise qui couve la goutte d’eau qui a fait déborder le vase, suite à cet événement.
On parle ici-bas d’une manière musclée, donc peu honorable, aux antipodes de l’éthique chrétienne, avec laquelle le pasteur président du Synodam-paritany Fiherena s’y est pris pour congédier vertement une dame de la pléiade des invités du Toby Betela.
Selon les propres termes de ce dernier, “cette femme n’y avait pas sa place!” et puisque ridicule ne tuant plus dans le contexte de l’absence de morale, tout un chacun peut avoir l’outrecuidance de tancer ses subordonnés publiquement.
Evidemment, le monde chrétien-sismique tournait au vinaigre, à l’apocalypse cette matinée du 18 juillet 2025. Voire une réaction, un pasteur se lever pour contrecarrer la dérive autocratique d’un pair, n’était guère surprenant à l’aulne de l’atmosphère électrique car selon ses dires, « il est interdit d’interdire à un fidèle d’assister à un culte », éthique d’un pasteur bien accroché.
Vieux démons
de la division
L’escalade au chapitre de pareilles violences verbales entre leaders luthériens bien accrochés a fini, on le sait, par être remis en scène par Tik Tok. Se peut-il que le fameux et sacré « Isan-keritaona du Toby Betela » pour l’habituel sacre des bergers du Seigneur Jésus Christ (on comptait 212 pour la présente promotion Famindrampo) puisse être le théâtre de la résurgence de vieux démons de la division ?
Ironie du sort, le texte consacré portait sur l’amour du prochain, le pardon et un enseignement criant sur le fait de ne pas se juger entre fidèles. Ce que voyant, les ouailles ne pouvaient pas croire à leurs yeux et à leurs oreilles devant l’énormité du décalage, le parjure se faisant en pleine homélie. On comprend incidemment les remarques sur les risques d’affrontement que pourrait traverser le Synode Flm Fiherena.
Et l’on expliquera que des faits ont précédé le clash du 18 juillet. Le pasteur président explique son forfait du fait que la dame en question, a pris sur elle de faire un dépôt en consignation sur les avoirs de la chorale KTKT Tuléar dont elle est présidente. Ce qui veut dire 450.000 ar de loyers mensuels que l’instance KTKT Tuléar verse auprès du Trésor public pour la location d’un immeuble offert par un tiers à KTKT.
Le président du Synode Fiherena pense que c’est une entrave aux pratiques. Il estime que KTKT est une structure inhérente à l’institution synodale. En tant que telle, KTKT ne serait pas censée s’ouvrir ailleurs. Ou délocaliser ses comptes au Trésor Public. Dans l’acception synodale, les comptes (manne céleste) ne méritent pas d’être déplacés. Qui dit mieux ! Les membres de KTKT y voient une interprétation déplacée, un appétit d’ogre de la part de la hiérarchie qui veut avoir tout sous la main.
Gestion opaque
La raison avancée est toute simple. Placés sous l’ancienne pratique, les sous au registre des loyers perçus par KTKT pour la location d’un immeuble à lui offert aurait disparu. Au total pour une année. Le choix pour une mise en consignation est donc une issue selon KTKT pour sauver une trésorerie déjà défaillante. Le président du synode s’est porté en opposition pour contrecarrer le projet et quand bien même le tribunal de première instance de Tuléar a déjà statué sur une ordonnance de dépôt en consignation pour KTKT arraché haut la main par le KTKT. Interrogé sur le sujet, le KTKT affirme qu’il ne serait pas venu à ces extrêmes si tant est que la gestion des avoirs de KTKT ne s’était avérée opaque.
Le renvoi de la présidente de KTKT dernièrement est une preuve flagrante d’une mésentente majuscule, une absence de communication. Des éléments de la police locale ont été dépêchés à la cathédrale de Tuléar pour appréhender cinq membres de KTKT. Les cinq bergers, mpiandry destitués par le Synode Fiherena le 12 juillet 2025 dernier ont eu le tort de figurer parmi les membres. Enfin, pour avoir défendu la présidente du KTKT le 18 juillet, le pasteur qui a fait le buzz avec le président du synode s’est vu démis de sa fonction d’enseignant à l’Ecole Biblique de Tuléar.
Voici les soubresauts d’une tension immanente. On se demande que fait l’instance suprême de l’Eglise Luthérienne face à tant de remous. Son mutisme sur l’affaire équivaudrait-il à une approbation ? On sait que ce qui vient de se passer le 18 juillet et les manœuvres de rétorsion à l’égard des membres de KTKT sont aux antipodes de la raison pour l’éthique chrétienne. Attendre et croire !
Rakoto




