Les faits sont là

Les mystères, les secrets, les zones d’ombres et les rebondissements autour de cette affaire d’empoisonnement à Am­bohimalaza continuent de fasciner et d’intriguer en même temps. C’est devenu viral et sur toutes les lèvres que la suite s’annonce encore révélatrice, surtout après le rapport public présenté par les ministères concernés.
Le droit à l’information ne doit pas constituer un obstacle au secret de l’instruction, d’autant que cette affaire devient maintenant un ballon politique pour l’opposition aux fins de créer un climat de tension, à l’approche du sommet de la Sadc. Et quand la politique s’en mêle, c’est une toute autre histoire sur fond de polémique et de controverse. Et les pouvoirs publics n’ont pas intérêt à ce que ce fait divers prenne une telle tournure, destinée à donner le change.
C’est pourquoi, il est important d’informer l’opinion publique sur l’évolution de l’enquête, sans pour autant
violer le secret de l’instruction. Donner l’impression qu’il y a une vérité cachée, alors qu’il n’y en pas ou peut-être, est vu d’un mauvais œil et finira par se retourner contre le pouvoir en place. Car une fois, la version de l’histoire « montée de toutes pièces », relayée sur les réseaux, est enracinée dans la mémoire collective, il est difficile de remettre les pendules à l’heure.
Andry Rajoelina a été clair que les résultats d’analyse toxicologique et d’enquête, doivent être rendus publics, pour éviter toute interprétation divergente, voire erronée. Tout le monde, en l’occurrence les familles des victimes, aimerait connaître le fin mot de cette histoire tragique et voir les coupables traîner devant la justice. D’ailleurs, le président a fait savoir que les personnes impliquées dans cette affaire,
n’échappent au procès et encourent même la peine capitale.
Bientôt la fin du mystère ! On n’en est pas encore là. Mais l’enquête progresse. Pour le moment, Fenohasina, la protagoniste de cette histoire, sur son lit d’hôpital, serait dans de beaux draps, au même titre que sa mère. D’après les éléments de l’enquête, les poisons utilisés comme armes de crime auraient été retrouvés dans leur maison. Et les trois suspects déjà arrêtés, sont passés aux aveux, comme étant les complices directs dans ce drame. Quant au mobile des meurtres, c’est une affaire de jalousie et de vengeance familiale. Les faits sont là.

J.R

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